lundi 24 août 2015

Abandons...


Susie Moran est une femme d’affaires de caractère. Elle dirige sa propre entreprise de céramique, qu’elle a fondée quand elle avait une vingtaine d’années. Depuis toujours, chaque décision lui appartient, et elle n’envisage pas qu’il en soit autrement. Chez les Moran, travail et famille ne connaissent pas de frontières. Ses trois filles et l’un de ses gendres ont tout naturellement rejoint l’entreprise familiale. Le retour inattendu du vieux père de Susie, après des années d’absence, pousse finalement chacun à s’affirmer, et l’équilibre au sein du clan part en lambeaux. Le temps est venu pour une redistribution des rôles, à parts égales.
J'aime cette auteure pour ses sagas familiales, mais ici, j'ai eu l'impression d'assister à une tempête dans un verre d'eau.  Que tout le monde s'énerve parce que maman veut acheter une nouvelle maison ou encore parce qu'elle ne veut pas déléguer dans sa propre entreprise... et pourtant j'étais arrivée à la page 163, c'est quand même la moitié!
 
 

À cinquante ans, le scénariste Roman Carr est au sommet de sa gloire. Sa série télévisée In Gad We Trust, satire cinglante de l’Amérique et de sa relation avec Dieu, fait un tabac. Roman Carr, né Romain Carrier, se taille une place enviable à Hollywood, aboutissement d’un long parcours tortueux pour ce Gaspésien qui a fui son village dans des circonstances troubles en 1962, à l’âge de dix-sept ans.
Ce que j'aurais voulu aimer ce livre que tout le monde a aimé!  Mais arrivée à la page 133, je n'ai toujours pas pu m'intéresser au passé de Romain... Qui a tué le chien?  A-t-il vraiment violé sa petite amie de l'époque?  Malheureusement, il m'est souvent tombé des mains.  Il a fait l'aller-retour Québec-Tunisie sans être lu le pauve.
 

vendredi 21 août 2015

Quoi de neuf dans la PAL?

 Un seul désiré dans la boîte cette semaine...


Stock
 "Un roman où l’on voyage dans des conditions
extrêmes, où l’on frissonne pour ces deux Robinson
modernes. Une histoire bouleversante."

 
Comme à chaque semaine, un "imprévu" s'est glissé au travers...


Il y est question de guerre ethnique en Europe de l'Est, d'artistes et de survie...
 
BONNE FIN DE SEMAINE!

mercredi 19 août 2015

Les vacanciers, Emma Straub.

C'est l'été, New York est une véritable fournaise mais Franny Post a tout organisé pour quitter Manhattan avec son mari et sa fille Sylvia. Direction Majorque pour quinze jours de rêve. Le prétexte officiel de ces vacances idylliques ? Fêter les trente-cinq ans de mariage du couple et récompenser Sylvia pour son diplôme de fin d'études. Ce sera aussi l'occasion de revoir Bobby, l'aîné de la fratrie installé à Miami avec sa compagne, Carmen.

 Le soleil, les plages paradisiaques, la bonne nourriture et une somptueuse villa perchée un peu à l'écart sur une montagne promettent une échappatoire aux tensions latentes du quotidien. Pourtant, rien ne se passe comme prévu. Les soucis et les secrets ne restent pas
longtemps tapis dans les bagages...
 
"Six années à regarder Jim à table avec l'envie de lui planter un pic à glace entre les yeux"
 
Rien ne va plus entre Jim et sa femme Franny, il lui a été infidèle et comme le voyage a Majorque était déjà prévu avec famille et amis, le couple se voit coincé dans une villa à se détester de près ou de loin!

Sylvia, leur fille, n'a que 18 ans et ne rêve que de changer de look et de vie en rentrant au collègue juste après avoir perdu sa virginité.

Bobby, leur garçon, cumule les dettes, ne prend pas sa petite amie de 10 ans son aînée au sérieux et ne sait pas que ses parents sont en guerre.

Charles et Lawrence sont le couple gai et marié de service.

Emma Straub a beaucoup d'humour, aime la bonne bouffe et  a le don de lancer de drôles de vannes au bon moment!  Les vacanciers est définitivement un roman de plage.  Malgré le drame familial qui se vit pendant ces 14 jours au paradis, on a la chance de rire un bon coup.  Ce roman ne révolutionnera pas la littérature, mais comme Oprah Winfrey l'a classé dans les romans des dernières années à lire, je me suis laissée influencer... Je ne suis pas déçue même si pour dire vrai, je m'attendais à un peu plus.  Les sujets abordés sont définitivement communs, mais le fait que le tout se déroule dans un décor exotique et dans une villa où chacun n'a pas le choix d'affronter "l'autre" vient ajouter un petit quelque chose d'addictif!  De page en page, j'ai eu hâte de connaître le destin de cette femme trompée et acerbe, de cet homme qui regrette (parfois non!) son aventure et de leurs enfants que 10 ans séparent.  La joie n'est pas toujours au rendez-vous malgré les plages de rêve finalement. Et même si le taux d'humidité grimpe facilement, ce n'est jamais lourd... Un bon livre de vacances quoi!

Presses de la Cité
ISBN: 9782258115637

mardi 18 août 2015

Si jamais tu avais un dinosaure... Linda Bailey et Colin Jack.

Si jamais tu trouvais un dinosaure dans ton salon et que tu ne savais pas quoi en faire... tu pourrais t’en servir comme ouvre-boîte! Il ferait un excellent casse-noisette aussi! Un dinosaure pourrait servir de grand parapluie, de cerf-volant ou même d’oreiller. Il pourrait aussi servir de système antivol au cas où des intrus tenteraient d’entrer chez toi.

Les rôles absurdes que l’on prête aux dinosaures de cet album feront rire les lecteurs aux éclats, en plus de stimuler leur imagination et de leur montrer comment faire pour que leur dinosaure ne les quittent jamais.
 
Voilà un album pour faire rêver plus d'un petit garçon de cinq ans et demi!  Le dinosaure pourrait garder la maison en faisant peur aux éventuels voleurs, il pourrait souffler les feuilles dans le jardin l'automne, il pourrait déchiqueter les veilles factures avec ses dents ou encore servir d'excellent chasse-neige.  Finalement, c'est papa et maman qui vont se mettre à rêver à ce genre d'animal de compagnie!!!
 
 
Dans cet album, on y croise des dinos de toutes les formes et couleurs, certains nous semblent plus sympathique que d'autres, certains sont mêmes mignons, mais mes préférés sont ceux qui servent de cerfs-volants.  Il fallait y penser quand même!  Les auteurs exploitent bien le thème tant dans le texte que dans les illustrations.  D'ailleurs, ils donnent d'excellents conseils aux lecteurs... comme éviter d'apporter votre dinosaure à l'épicerie ou de lui faire transporter votre pic-nic.  C'est que ces petites et grandes bestioles ont un appétit féroce!  Le kangourou serait peut-être un meilleur choix finalement...

3 à 7 ans
Scholastic
ISBN: 978-1-4431-4517-6

lundi 17 août 2015

L'entremetteuse, Elin Hilderbrand.

La réputation de Dabney pour ses talents d’entremetteuse n’est plus à faire sur l’île de Nantucket : avec quarante-deux couples heureux à son actif, elle ne s’est jamais trompée quand il s’agissait d’amour.

Enfin… jamais, sauf pour elle-même : Clendenin Hughes, le beau jeune homme aux yeux noisette, lui a autrefois brisé le cœur en quittant l’île pour réaliser son rêve de journaliste. Et soudain, après vingt-sept ans d’exil au bout du monde, voilà que Clen revient à Nantucket, et Dabney ne s’est jamais sentie aussi bouleversée – ni aussi vivante.

Mais quand une tragédie menace cette seconde chance, Dabney se trouve forcée d’affronter les conséquences de ses choix et de révéler de douloureux secrets à sa famille.
 
À défaut d'aller sur la côte Est américaine parce que chéri y trouve l'eau de l'océan Atlantique trop froide, c'est par procuration que je m'y rends à chaque été (depuis quelques années déjà!) avec Elin Hilderbrand.  Le voyage est souvent le même, des histoires de cœur de femmes, de bons sandwichs au homard, des kilomètres de plages au sable fin et une pointe de drame pour le temps d'un été.  J'aime cette recette et j'y reviens toujours même si c'est 100% fleur bleue.  Cependant, Elin Hilderbrand nous offre ici une histoire légèrement plus touchante que les autres que j'ai lues à ce jour. 
 
 
Dabney s'est fait voler son cœur lorsque le père de sa fille a quitté l'île de Nantucket pour poursuivre sa carrière de journaliste en Asie.  Ils seront séparés pendant plus de 25 ans jusqu'au jour où leurs destins se croisent à nouveau. Dabney est maintenant mariée à Box et l'auteure n'a pas hésité à sortir les feux d'artifices pour le grand retour de Clen sur l'île!  Disons que l'histoire a vite pris une certaine direction...  J'aurais pensé que l'auteure aurait lambiné un peu sur certains aspects de la relation entre Dabney et son ancien amant.  Pas du tout!  Il faut dire aussi que certaines nouvelles dans la vie d'une personne peuvent précipiter les choses.  Je suis mystérieuse?  Je ne vous dirais pas que lire Hilderbrand c'est lire un roman d'aventures, mais à sa manière, elle sait souvent mettre un peu de piquant dans ce qui pourrait se limiter à une amourette d'été...
 
ISBN: 9782709648561

vendredi 14 août 2015

Quoi de neuf dans la PAL?

Cette semaine, j'ai reçu un roman jeunesse très attendu!

 
 
Une jaquette à reliefs et une histoire d'amour à l'intérieur...

Et un roman sur lequel je ne cesse de lire des commentaires élogieux!

 
 Buchet Chastel

"Roman d’apprentissage bouleversant, chronique des années sida vues par les yeux d’une adolescente, Dites aux loups que je suis chez moi révèle une auteure à la plume sensible et puissante."

Côté jeunesse, Scholastic reprend du service...




Scholastic

Puis, il y a toujours une surprise dans la boîte aux lettres!


Québec Amérique

"Porté par une écriture poétique, ce roman à la forme audacieuse explore les éblouissements et les fracas d’une jeune femme qui refuse la banalité et pourchasse l’extraordinaire."
 
BONNE FIN DE SEMAINE!

mercredi 12 août 2015

Le 12 août, j'achète un livre québécois: Ma plus belle victoire de Gilles Tibo et Geneviève Després.

Vaincre les petites et les grosses peurs pour les petits et les grands

J’ai dit à la Peur :
— Je ne veux pas que tu entres chez moi !
Elle m’a accompagné dans le vestibule, dans le corridor, dans le salon. Rendu dans la cuisine, je lui ai dit :
— Va-t’en chez toi !
Elle ne m’a pas écouté.
J’ai bu un immense verre d’eau pour la noyer. Mais la Peur savait très bien nager.
 
Sous le thème de la peur, l'auteur met en évidence de façon exceptionnelle les différentes Peurs d'un petit garçon et au fil des pages, le lecteur découvre des pistes de solution pour oublier ces nuages gris qui embrouillent l'esprit et étouffent les joies du quotidien.
 
C'est doux, c'est beau et c'est un petit livre rempli de sensibilité.  Un immense coup de cœur pour la forme, le contenu et son message.
 
Remarquable!  C'était un bon choix à offrir à fiston en cette journée spéciale...
 

À paraître en septembre chez les Éditions Alto...

En librairie le 15 septembre.

Aux belles heures de sa bibliothèque, le Mont-Saint-Michel était connu comme la Cité des livres. C’est là, entre les murs gris de l’abbaye, que trouva refuge, au xve siècle, un peintre hanté par le souvenir de celle qu’il aimait. C’est là, entre ciel et mer, que le retrouvera cinq cents ans plus tard une romancière qui cherche toujours le pays des livres. Ils se rencontreront sur les pages d’un calepin oublié sous la pluie.

Avec ferveur et intelligence, Dominique Fortier grave dans notre esprit un texte en forme de révélation, qui a la solidité du roc et l’ivresse des navires abandonnés. À la fois roman et carnet d’écriture, Au péril de la mer est un fabuleux hommage aux livres et à ceux qui les font.
 
Dominique Fortier chez Alto, c'est par ici.

En librairie le 29 septembre

À l’été 2001, un squelette apparaît à l’orée d’un petit bois, à quelques pas de l’Hôpital Royal Victoria à Montréal. Une enquête s’amorce, qui deviendra une quête : découvrir l’identité de cette femme morte sans bruit. Mais toutes les pistes mènent à l’impasse ; celle qu’on a baptisée madame Victoria continue d’attendre que quelqu’un prononce son nom.

Aujourd’hui, la fiction prend le relais.

À partir d’une série de portraits de femmes, Catherine Leroux décline les vies potentielles de son héroïne avec une grande liberté. D’abord nettes comme le jour, ses hypothèses plongent de plus en plus loin dans l’imaginaire, comme des flèches filant vers un point où la mémoire et l’invention se confondent,vers un minuit où tout est possible, jusqu’au dernier souffle.

Catherine Leroux chez Alto, c'est par ici.

Je vous en parle parce que ce sont deux sorties qui me rendent heureuse. Ces deux auteures sont bourrées de talent et j'ai très hâte de les relire!

mardi 11 août 2015

Ma gardienne est un fantôme, Suzanne Julien.

Les parents de Gaspar sortent ce soir. Le jeune garçon doit se faire garder même s’il se trouve bien trop grand pour ça. Il aurait préféré passer la soirée seul et en profiter pour découvrir l’origine d’un bruit mystérieux qui l’obsède depuis quelques nuits. Y parviendra-t-il quand même ? Et à quelle espèce de gardienne étrange ses parents ont-ils fait appel ? Plus la soirée avance, plus tout devient bizarre, et même un peu angoissant, avec elle...
 
Gaspar ne veut pas de cette gardienne!  Elle est étrange et lui fait faire des jeux qu'il n'aime pas.  Premièrement amadoué par un biscuit carte de visite rose, il se voit emporté dans une série d'aventures dont il n'est pas certain d'en apprécier le contenu! Mademoiselle Roussette cache un oiseau dans sa poche qui raffole du sucre et qui prend des proportions démesurées lorsqu'il en mange trop... Elle fait voler Gaspar en pleine nuit en l'attachant sur un cerf-volant perroquet et lui fait terminer sa course en le diminuant de taille.  Minuscule, il pense maintenant pouvoir échapper au jeu de pirates, mais Roussette a plus d'un tour dans ses poches!
 
Mais si Roussette n'était qu'une imposteur?
 
Axée sur la fable de La Fontaine "La grenouille qui se veut faire aussi grosse que le bœuf", Ma gardienne est un fantôme est destiné à un jeune public mixte.  Garçons et filles se retrouveront dans un texte où princesses, pirates et sorcières se partagent le "temps d'antenne". Parfait pour les premières lectures, le texte est aéré et les chapitres sont courts.  Loin d'être dénudé de rythme, les péripéties de Gaspar sauront maintenir l'intérêt des petits lecteurs avides d'aventures et d'histoires qui font un peu peur, quand même...
 
6 ans et +
ISBN: 978-2-89633-343-1                                

Les inventions en 30 secondes, Dr Mike Goldsmith.

Découvre des faits condensés et des informations fascinantes sur 30 inventions sans lesquelles notre monde ne serait pas le même. Lis des mini-récits passionnants sur des percées majeures de la science qui ont amélioré toute une gamme d’aspects de notre vie quotidienne. Relève des défis excitants qui te permettront de bien assimiler tes découvertes.

Rehaussé d’illustrations originales et éclairantes, cet ouvrage est une initiation amusante et rafraîchissante aux inventions les plus marquantes de l’histoire de l’humanité.
     
 
Ce n'est pas le premier livre de cette série que je vous présente ici.  C'est une collection qui ne cesse de s'agrandir et il me fait toujours plaisir de la vanter un peu!  Je suis fortement convaincue de sa capacité à éveiller la curiosité chez nos jeunes d'âge scolaire et chez les adultes.  Les inventions en 30 secondes ne font pas exception à cela avec ses sujets très variés qui passent de l'invention de la roue à l'internet en passant l'analgésique et le bateau à vapeur.  Simplifier la vie, les communications, les voyages, la recherche, la médecine et l'industrie sont les principaux thèmes abordés.  Chaque section est accompagnée d'un glossaire pour faciliter la compréhension de certains termes utilisés.  Des missions sont également proposées à nos petits scientifiques en herbe et les idées sont plus qu'originales!  En 3 minutes, ils pourront cultiver de la moisissure, fabriquer un téléphone à corde ou encore écrire en hiéroglyphes.  De quoi occuper les longues journées pluvieuses ou encore pour impressionner les copains de l'école...
 
C'est une belle collection colorée et instructive qui permet d'apprendre en petite capsule.  La conception est bien pensée et les images qui accompagnent chaque sujet sont pertinentes.  Efficace!
 
Hurtubise                           
ISBN: 978-2-89723-549-9

dimanche 9 août 2015

Le 12 août, j'achète un livre québécois!


L'initiative date de l'an dernier et comme c'était une excellente idée, on récidive cette année!
 

vendredi 7 août 2015

Le fils d'une autre, Kathleen McCleary.

Après Les Lumières de l'île, Kathleen McCleary livre un huis clos bouleversant et démontre une nouvelle fois toute sa finesse psychologique pour aborder des thèmes de société aussi brûlants que délicats.
 
À quarante ans, Georgia n'a qu'une obsession : avoir un deuxième enfant, revivre ce sentiment de pur bonheur que lui a procuré sa première grossesse, treize ans plus tôt. Mais rien n'y fait.

Un jour, Alice, sa meilleure amie, sa presque soeur, a une idée : offrir à Georgia le cadeau que la nature lui refuse. Un don d'ovocyte ; un geste qui scellerait éternellement la profonde amitié qui unit leurs deux couples.

La décision est prise, chacun est impatient : dans neuf mois, un petit garçon viendra les combler de joie.
 
Mais, alors que le ventre de Georgia s'arrondit, de douloureux secrets sont révélés, qui viennent rompre brutalement l'équilibre des deux familles.

Et bientôt une question terrible se pose : quels parents pour ce nouveau-né ? De qui est-il légitimement l'enfant ? Qui pour prendre soin de lui ?

Face aux mensonges, aux trahisons, lequel sera le plus fort : lien du sang ou lien du coeur ?  
 
Le fils d’une autre est un roman qui a attiré mon attention parce qu’il traite d’un sujet qui me touche directement, le don d’ovocytes.  Mon fils ayant été conçu par fécondation in vitro avec les ovocytes d’une de mes cousines et du sperme de mon mari, j’ai voulu voir comment la littérature traitait le sujet.  Le don d’ovocytes est encore un sujet tabou.  Lorsque je parle de mon expérience, j’ai droit à toute une gamme de réactions qui varie de l’étonnement à l’émerveillement, mais personne ne reste indifférent à mon histoire.  Dans Le fis d’une autre, Georgia et Alice ont droit au même traitement.  Je me suis beaucoup reconnue dans ce roman.  On y traite de l’aspect légal et psychologique d’une telle démarche.  Les craintes des deux parties sont également un volet du don d’ovocytes à lequel on ne pense pas toujours.  Est-ce que la mère génétique sentira un attachement envers l’enfant qu’elle n’a pas porté?  Est-ce que la mère biologique aura l’instinct maternel envers un enfant qui ressemble à sa donneuse d’ovules?  De mon côté, dès que ma cousine a vu mon fils, elle s’est empressée de me dire qu’elle ne ressentait rien de particulier envers lui.  J’étais soulagée (elle aussi!), même si l’idée du contraire ne m’avait pas vraiment effleurée!  Pour Georgia et Alice, la situation diffère légèrement et rien ne peut être supposé tant que l’enfant ne se matérialise. 

L’infertilité est un problème qui affecte beaucoup le couple.  Les relations sexuelles sur commande, la prise d’hormones qui affecte les humeurs (et le corps!) et la longue liste de rendez-vous médicaux où tu t’exposes in and out briment énormément la vie amoureuse.  L’auteure a bien joué cette carte en ajoutant un peu de bisbille dans cette trame déjà bien remplie!

C’est un roman que j’ai rapidement dévoré.  Il est très représentatif de la démarche du don d’ovocytes dans le cadre juridique américain.  Les droits de la donneuse sont sensiblement les mêmes au Canada, c’est-à-dire elle n’a aucun droit sur l’enfant sauf qu’ici, je ne crois pas qu’on lui donne le titre officiel de mère biologique.  Ce titre étant réservé normalement à la femme qui porte le bébé.  C’est un détail qui m’a légèrement agacée dans ma position de mère…

Donc, que le sujet vous touche ou pas, c’est un roman à lire pour sa gamme d’émotions, ses questionnement existentiels et tout l’amour qu’il contient!  Lorsqu’on entreprend une telle démarche pour réaliser son rêve d’avoir un enfant, le soutien de la famille est très important.  Parfois le résultat est négatif et Georgia a la chance d’avoir deux sœurs pour la soutenir dans les hauts et les bas de cette aventure.  

Pour les curieux, lors de ma fécondation in vitro, ils ont implanté 3 ovules fécondés.  Les chances étaient 3-2-1-0.  Le 3 février 2010, j’ai accouché d’un beau gros garçon en santé. J’aurais voulu des jumeaux, mais je m’estime chanceuse d’avoir au moins réussi à en avoir un et jamais je n'ai considéré qu'il était le fils d'une autre...

Belfond

Quoi de neuf dans la PAL?

Cette semaine, j'ai reçu un roman qui a récolté beaucoup de succès en grand format.  On le compare à Gatsby...
 
 
 
Un belle surprise pour fiston accompagnait également ce roman!
 
 
Deux jeux en un sous le thème de "Où est Charlie?" On aime beaucoup!
 
Du côté de Goodreads, j'ai gagné le prochain Jonathan Franzen à paraître en septembre!
 
 
 
BONNE FIN DE SEMAINE!

mercredi 5 août 2015

Windows on the world, Frédéric Beigbeder.


Découvrez ce que le Club de lecture de Châtelaine et moi avons pensé de ce roman sorti en poche sur le site de Châtelaine
 
Un abandon avant la fin pour moi...

lundi 3 août 2015

Quoi de neuf dans la PAL?

J'étais peut-être partie deux semaines en vacances, mais la boîte aux lettres, elle, n'a pas pris de vacances!  Trois livres reçus durant mon absence dont le livre mystère pour Châtelaine.
 
 
Le livre que j'aurais aimé avoir pour partir en vacances justement!  Alors, il est sur le dessus de la pile pour l'instant... Oprah Winfrey l'a classé dans les 15 meilleurs livres des dernières années...
 
J'ai également reçu une petite surprise et comme je n'ai jamais lu Sophie Kinsella, et bien ce sera pour bientôt aussi!!!
 
 
 
BONNE SEMAINE À TOUS!

En ce lieu enchanté, Rene Denfeld.

Dans les entrailles d’une prison, un monde de parpaings et de barreaux, un condamné à mort attend son heure. Il ne parle pas, n’a jamais parlé, mais du fond de sa cellule, il observe le monde merveilleux qui l’entoure où des chevaux d’or courent dans les profondeurs de la terre, des petits hommes frappent les murs de leurs minuscules marteaux, et des oiseaux de nuit duveteux choient du firmament. Il observe le prêtre déchu qui porte sa croix en s’occupant des prisonniers, le garçon aux cheveux blancs qui arrive là, seul et vulnérable, et les monstres, ces détenus et gardiens qui peuplent les moindres recoins. Il observe « la dame », déterminée à sauver la vie de l’un des condamnés, qui a pourtant choisi de mourir. Il danse avec la prison, dont il connaît chaque génie invisible. Chaque beauté secrète. La poésie. Et l’enchantement.
 
Le couloir de la mort fascine.  Comment vivent les détenus en attendant la date butoir demeure un mystère pour la plupart des gens.  Rene Denfeld est journaliste et enquêtrice spécialisée dans la peine de mort.  Sans être exhibitionnisme, l'auteure met en scène les pensées d'Arden.  Un détenu qui ne parle plus, traumatisé par son passé et par les actes qu'il a lui-même commis pour atterrir dans le donjon.  Un lieu dans lequel les odeurs extérieures ne parviennent plus à couvrir la sueur rance de la peur de ceux qui attendent la mort.

C'est un roman lourd où l'on découvre un monde insoupçonné.  Des manigances des gardiens de sécurité de mèche avec les chefs de bande aux traitements de faveur et en passant par la vie personnelle du directeur et de l'enquêtrice qui tente de faire éviter la chaise à certains détenus, l'auteure a bien doser ses écrits pour nous permettre d'apprécier le récit du jour et de la nuit du milieu carcéral.  Bien que le roman contienne une bonne part de violence, celle-ci n'est jamais gratuite. Que vous soyez pour la peine de mort ou non, En ce lieu enchanté est un roman très profond qui ne pèse pas le pour et le contre, mais qui met sous la loupe un monde souvent oublié entre deux exécutions.
 

vendredi 17 juillet 2015

Quoi de neuf dans la PAL?

Une autre surprise cette semaine!
 

J'ai déjà 4 romans en VO de John Green dans ma pile à lire... Comme on dit, il ne reste plus qu'à les lire!! Et le film tiré de celui-ci sort bientôt...
 
C'est ici que mon blogue se met en veille pour les vacances d'été!  On se retrouve en août...
 
BONNES VACANCES!

jeudi 16 juillet 2015

La vie sucrée de Juliette Gagnon - Tome 3, Nathalie Roy.

Que s'est-il passé lors de ce fameux soir d'août ?

Près de dix mois après la finale brutale du deuxième volet de La Vie sucrée de Juliette Gagnon, qui a tenu en haleine les ferventes lectrices de la série, Juliette est de retour et se porte à merveille. Prête à tout pour effacer le drame qu'elle a vécu, elle reprend sa carrière de photographe et se lance dans une opération séduction afin de dénicher un nouvel homme. Est-ce la bonne décision ? Pourquoi souhaite-t-elle tant oublier F-X ? Et qu'en est-il de la vie amoureuse de ses copines, Clémence et Marie-Pier ?

Entre ses aventures professionnelles et ses histoires d'amour compliquées, Juliette, toujours entourée de personnages attachants, vivra des situations abracadabrantes qui la mettront dans le pétrin. Un peu trop souvent au goût d'Ugo et de Charlotte, sa mère ! Espérons que La Vie sucrée de Juliette Gagnon se terminera sur une note heureuse…
 
Voilà, j'ai terminé de me sucrer le bec avec cette délicieuse série!  L'auteure a mis la cerise sur le sundae, a fourré les petits pets (j'imagine la tête de mes lecteurs étrangers en lisant cela!) et elle a crémé le gâteau.  Rien n'est laissé au hasard, Nathalie Roy règle tous les dossiers avant de partir.  On découvre les projets des parents de Juliette, la nonna est toujours en pleine forme malgré quelques petits pépins, le trio de filles a enfin sa destinée bien tracée et "Cruella" a finalement avalé un peu de bon sens.
 
C'est une série qui se termine sur une bonne note et je n'aurais pas voulu qu'il en soit autrement.  Après sept romans lus, je me suis attachée aux Lavigne-Gagnon et de savoir que tout le monde est heureux me réjouit.  Encore une fois, dans ce dernier tome, les aventures et mésaventures ne manquent pas et je ne sais pas si tout ce qui a alimenté les quelques 345 pages est vraiment arrivé à de vraies personnes, mais j'ai beaucoup ri en m'imaginant des petites mesdames expérimentant ces situations!  Ce que j'aime aussi dans les romans de Nathalie Roy, c'est de retrouver des éléments que je sais "vrai" comme l'épisode des tatoos et j'irais même jusqu'à être prétentieuse en disant que lorsque l'auteure parle de vernis à ongles, elle pense un tout petit peu à moi! ahahah
 
Je n'ajouterai rien, sauf que si vous ne connaissez pas encore l'univers de Nathalie Roy, je vous dirais que vous avez bien de la chance.  Vous avez encore tout un monde "pas reposant" à découvrir!
 
Bye, bye Juju!  Bye, bye Charlotte!  À bientôt Nathalie!
 

lundi 13 juillet 2015

La fille du train, Paula Hawkins.

Depuis la banlieue où elle habite, Rachel prend le train deux fois par jour pour aller à Londres. Le 8 h 04 le matin, le 17 h 56 l’après-midi. Chaque jour elle est assise à la même place et chaque jour elle observe, lors d’un arrêt, une jolie maison en contrebas de la voie ferrée. Cette maison, elle la connaît par cœur, elle a même donné un nom à ses occupants qu’elle voit derrière la vitre. Pour elle, ils sont Jason et Jess. Un couple qu’elle imagine parfait, heureux, comme Rachel a pu l’être par le passé avec son mari, avant qu’il ne la trompe, avant qu’il ne la quitte. Rien d’exceptionnel, non, juste un couple qui s’aime. Jusqu’à ce matin où Rachel voit un autre homme que Jason à la fenêtre. Que se passe-t-il ? Jess tromperait-elle son mari ? Rachel, bouleversée de voir ainsi son couple modèle risquer de se désintégrer comme le sien, décide d’en savoir plus sur Jess et Jason. Quelques jours plus tard, c’est avec stupeur qu’elle découvre la photo de Jess à la une des journaux. La jeune femme, de son vrai nom Megan Hipwell, a mystérieusement disparu…
 Avec ce thriller psychologique exceptionnel, Paula Hawkins fait figure de révélation de l’année. Il vous suffit d’ouvrir ce livre et de vous laisser entraîner dans le piège paranoïaque et jubilatoire qu’elle vous tend et vous comprendrez combien cette publication fait figure d’événement.
 
Selon Sonatine, il y aurait 3 millions de lecteurs conquis.  Je n'ai aucune difficulté à le croire!  Lorsqu'une alcoolique pense savoir des choses sur ce qui entoure la disparition d'une jeune femme, il y a plus d'un sceptique au rendez-vous...
 
Rachel prend le train deux fois par jour et épie les habitants des maisons qui longent la voie ferrée.  Elle leur donne des noms, imagine leur quotidien et leur attribue des vies qui sont parfois à des années lumière de la réalité. Rachel est divorcée, son mari s'étant mis en ménage avec sa maîtresse, elle accepte mal le fait qu'il ait refait sa vie aussi rapidement.  Ayant déjà commencé à abuser de l'alcool avant que son mariage ne se termine, la situation s'est aggravée depuis qu'elle est de nouveau célibataire.  Rachel est un personnage qu'on aime détester ou aimer... c'est selon son degré d'intoxication.
 
Megan, Anna et Rachel compose un trio féminin pas du tout reposant.  Les personnages masculins sont également très forts dans tous les sens du mot.  Parfois amoureux, parfois violents, c'est facile de tous les suspecter dans cette disparition mystérieuse!
 
La fille du train est un roman qui se lit rapidement parce que le rythme est bon.  C'est un thriller psychologique assez soft, mais l'intrigue étant vraiment au rendez-vous, j'ai trouvé cela difficile de décrocher pour aller dormir!  C'est un livre que j'ai recommandé à quelques collègues de travail et je ne crois pas qu'elles aient été déçues.
 
Ayant acheté une copie en V.O., c'est finalement sur ma liseuse que je l'ai lu et ça s'est bien passé.  Je crois que ma liseuse et moi sommes en train de devenir de bonnes copines... finalement!
 
ISBN: 978-2-35584-313-6

vendredi 10 juillet 2015

Quoi de neuf dans la PAL?

Que des surprises cette semaine et de très belles à part cela!
 
 
C'est écrit un délice sur la couverture et ça parle de pâtisserie... Encore un livre qui va me faire prendre des kilos!
 
 
 
Des petites valises remplies d'activités comme pour prendre l'avion!!! Ça c'est une relationniste en or qui suit mon blogue, qui sait que j'ai un petit garçon et qui sait que je pars bientôt! Adorable n'est-ce pas?! Je vous en reparle à mon retour de vacances.
 
BONNE FIN DE SEMAINE!

mercredi 8 juillet 2015

Le secret du mari, Liane Moriarty.

Tous les maris -et toutes les femmes- ont leurs secrets.
Certains peuvent être dévastateurs.
 
Jamais Cecilia n’aurait dû trouver cette lettre dans le grenier. Sur l’enveloppe jaunie, quelques mots de la main de son mari : « A n’ouvrir qu’après ma mort ». Quelle décision prendre ? Respecter le vœu de John-Paul, qui est bien vivant ? Ou céder à la curiosité et découvrir un secret qui risque de bouleverser sa vie ?
 
Numéro 1 sur la liste des best-sellers du New York Times pendant près d’un an, vendu dans 35 pays, Le Secret du mari est un phénomène d’édition. Ce roman intense, pétillant, plein d’humanité allie suspense et émotion jusqu’à la dernière page. Un livre bouleversant qu’on n’oublie pas.
 
Dévastateur... Le mot est faible!  Lorsque le secret s'est dévoilé au grand jour, j'ai arrêté de respirer.  Rien de moins.  Avec un grand coup dans la poitrine.  Comment peut-on continuer à vivre après?  Je vous intrigue? Croyez-moi, si les premiers chapitres ne vous inspirent pas, persévérez.
 
Liane Moriarty met un certain temps à mettre en place les personnages, mais une fois les présentations faites, elle se met à tisser une toile entre chacun d'eux.  Ils se touchent de près ou de loin et c'est ce qui rend ce roman très prenant, on veut connaître le dénouement.

Des histoires de cœur, de famille et de vieilles dames parfois déplaisantes.  Pour moi, c'est un mélange parfait pour les soirées chaudes d'été sur ma terrasse...  J'ai passé un excellent moment de lecture avec cette auteure australienne dont j'espère que tous les romans soient traduits!

Ce n'est pas le premier roman de l'auteure pour lequel les droits d'auteur ont été achetés, c'est signe que c'est du bon!

Albin Michel
ISBN: 9782226317070

Le temps des bâtisseurs - Le visionnaire, Louis Caron.

Aux environs de 1860, on parcourait encore le Bas-Canada sur des routes de terre et on traversait les rivières sur des bacs.

Trois membres de la famille Saintonge contribuèrent de façon déterminante à forger le Québec d’aujourd’hui. Le père, Frédéric, surnommé le Visionnaire, s’exile pour fonder une communauté francophone dans le Midwest américain. Le fils de celui-ci, également nommé Frédéric et qualifié de Prodige, dresse églises, presbytères et nombre de résidences prestigieuses. Enfin, son frère Jean-Charles, dit « l’Affranchi », mène une existence libre, en précurseur des temps nouveaux.

Ces pionniers – et les femmes qui les ont accompagnés – sont ceux et celles qui ont mis le Québec au monde ! Ce livre est leur histoire…
 
Déjà un petit moment que j'ai terminé cette lecture et ce que je garde en souvenir, c'est l'audace de Frédéric Saintonge à une époque moins libertine que la nôtre!  Marié à une femme un peu trop dévote, il jette son dévolu sur la femme de son frère...

Premier tome d'une série de trois, Le visionnaire raconte surtout l'exil d'un des frères Saintonge aux Etats-Unis.  Détesté par le prête du village, c'est vers un autre membre du clergé que l'invitation arrive jusqu'à lui.  Malheureusement, les belles promesses ne sont pas toujours tenues, mais lorsqu'un homme est motivé par le cœur, on peut dire que rien ne lui fait peur.  Accompagné de son fils qui porte le même prénom que lui, Frédéric Saintonge espère refaire sa vie loin de son village où il a été catalogué.  Grand penseur plus que beau parleur, il s'attire quand même bien des ennuis.

"Pour combler les lacunes laissés par la compréhensible réserve de mon père, je me suis permis d'enfoncer mes mains dans la pâte humaine pour pétrir à ceux dont je perpétue ici la mémoire une authentique personnalité romanesque.  Je ne me suis pas privé de mélanger les destinées et d'emmêler les psychologies.  Aussi, je ne le redirai jamais assez, chaque ligne de cette œuvre de fiction relève de la plus pure création littéraire et surtout pas de la biographie.  Au final, elle reflétera une réalité inédite.  La vérité réinventée." 

Si Louis Caron puise ici son inspiration dans sa propre famille, j'ai beaucoup apprécié les précisions qu'il apporte au début du roman.  Cela m'a permis de laissé de côté mon questionnement perpétuel lorsque je lis un livre inspiré d'un fait vécu!

Ma dernière lecture de cet auteur remonte à plus de vingt ans, je ne peux donc pas comparer sa plume à ce que j'ai déjà lu, mais j'avoue que je m'attendais à quelque chose de plus fin.  Néanmoins, ce détail ne m'empêche pas de vouloir savoir ce que deviennent les Saintonge dans le prochain tome de la série.
 
ISBN: 9782809816921

vendredi 3 juillet 2015

Quoi de neuf dans la PAL?

C'est le calme avant la tempête de la rentrée dans la boîte aux lettres!  Une seule réception, mais une vraiment désirée!
 
 
 
J'avais beaucoup aimé Les femmes de ses fils également publié chez Fides. 
Ce sera une belle lecture d'été, j'en suis convaincue!
 
BONNE FIN DE SEMAINE!

jeudi 2 juillet 2015

Le secret de la manufacture de chaussettes inusables, Annie Barrows.


Ce n'était pas le projet estival dont Layla avait rêvé.
Rédiger l'histoire d'une petite ville de Virginie-Occidentale et de sa manufacture de chaussettes, Les Inusables Américaines.
Et pourtant...

Eté 1938. Layla Beck, jeune citadine fortunée, refuse le riche parti que son père lui a choisi et se voit contrainte, pour la première fois de sa vie, de travailler. Recrutée au sein d'une agence gouvernementale, elle se rend à Macedonia pour y écrire un livre de commande sur cette petite ville.
L'été s'annonce mortellement ennuyeux. Mais elle va tomber sous le charme des excentriques désargentés chez lesquels elle prend pension. Dans la famille Romeyn, il y a... La fille, Willa, douze ans, qui a décidé de tourner le dos à l'enfance... La tante, Jottie, qui ne peut oublier la tragédie qui a coûté la vie à celui qu'elle aimait... Et le père, le troublant Félix, dont les activités semblent peu orthodoxes. Autrefois propriétaire de la manufacture, cette famille a une histoire intimement liée à celle de la ville.
De soupçons en révélations, Layla va changer à jamais l'existence des membres de cette communauté, et mettre au jour vérités enfouies et blessures mal cicatrisées.
Découvrez ce que le Club de lecture de Châtelaine et moi avons pensé de ce roman ici!
 
Nil
ISBN:

samedi 27 juin 2015

Le soleil est pour toi, Jandy Nelson.

Noah et Jude sont plus que frère et sœur, ils sont jumeaux, fusionnels. Sous le ciel bleu de Californie, Noah, le solitaire, dessine constamment et tombe amoureux de Brian, le garçon magnétique qui habite à côté. Tandis que Jude, l'exubérante, la casse-cou, est passionnée par la sculpture.

Mais aujourd'hui ils ont 16 ans et ne se parlent plus. Un événement dramatique les a anéantis et leurs chemins se sont séparés. Jusqu'à ce que Jude rencontre un beau garçon écorché et insaisissable, ainsi que son mentor, un célèbre sculpteur...

Chacun des deux jumeaux doit retrouver la moitié de vérité qui lui manque.
Un livre superbe, lumineux, bouleversant, où s'entremêlent, comme dans la vie, la tristesse et la joie, et qui déborde de romantisme et de passion.

Jandy Nelson sait faire rire, faire pleurer, et faire rire et pleurer.

Prix littéraire jeunes adultes le plus prestigieux des USA : Le printz Medal
.

Rire, un peu.  Pleurer, jamais.  Mais n'empêche que j'ai beaucoup apprécié ce roman.  Je ne connais pas de jumeaux personnellement, mais il faudrait habiter sur une autre planète pour ne pas savoir qu'ils ont souvent une relation fusionnelle.  C'est le cas entre Jude et Noah. Ce qui est exceptionnelle ici (ou peut-être pas!), c'est que chacun des deux fait la compétition pour obtenir l'amour exclusif de leur mère.  Leur père n'étant pas un personnage marquant dans leur vie, c'est avec leur mère qu'ils ont développé une passion pour l'art à un très jeune âge.  Noah dessine, Jude sculpte.  À travers leur talent respectif, ils expriment leurs émotions.  Rage, vengeance, hypocrisie, jalousie, amour, peur, la gamme est variée et les résultats spectaculaires...

Les destins s'y entrecroisent de façon inattendue et les non-dits viennent embrouiller les relations et compliquer les choses, comme toujours. Le mal-être se fait rapidement sentir chez ces deux jeunes et un incident vient empirer cet état en plus de créer une distance encore plus grande entre eux.  C'est probablement à cet instant que mon cœur aura dû se ramollir, mais non...

C'est un roman pour jeunes adultes, mais le niveau de langage est soutenu.  Jamais je n'ai eu l'impression de lire deux ados entre 13 et 16 ans.   Jandy Nelson a également écrit "Le ciel est partout" que je n'ai pas encore lu, mais que je compte bien lire avant longtemps.
 
13 ans et +
ISBN: 9782070663576