vendredi 20 novembre 2009

Le moment est arrivé...

...de dire au revoir à mes collègues en fin de journée aujourd'hui! À 30 semaines de grossesse, on m'accorde enfin un "retrait préventif" pour lequel je dois dire merci à la pandémie de grippe H1N1!!! Mon départ était prévu pour le 30 décembre prochain, je ne suis pas fâchée de pouvoir me prendre un livre, me mettre les pieds sur le pouf et de me regarder pousser la bédaine 6 semaines avant mon temps! Bébé ne doit arriver que le 3 février prochain, ça me donne presque 2 mois 1/2 de repos... très agréable!

J'ai eu des dîners (presque) d'adieu toute la semaine, car je ne reviendrai pas avant la mi-janvier 2011... Mon remplaçant commence à avoir des reflux gastriques (lui aussi!), car l'idée de se retrouver seul lundi matin lui cause également quelques insomnies. Mais bon, je dois lâcher prise, le département continuera de tourner sans moi!

Voilà, je m'en vais faire ma dernière journée qui ne sera pas de tout repos, mais ce soir tout sera terminé et j'aurai le plus gros smile que mes joues me le permettent!!! Bonne journée à tous!

mardi 17 novembre 2009

Les choix qu'on aime pas faire...

Balançoire, parc, poussette, siège d'auto, bain, couchette, literie, table à langer, vêtements, jouets, couches, biberons, suces, thermomètre et autres bricoles de pharmacie... et quoi encore?! C'est tout un investissement dont je ne me plaindrai pas, mais à l'heure qu'il est je suis en plein doute sur ma nécessité à parcourir 250 km et me louer une chambre d'hôtel juste pour le plaisir de faire le tour du salon du livre de Montréal samedi. Sans compter les dépenses connexes comme acheter des livres (!!!), manger au restau, etc. Avec une PAL de plus de 120 livres, ce n'est pas demain que je tomberai en panne et entre gâter mon fils et entretenir un "hobby en décélération-de-toute-façon" je pense que le choix devient de plus en plus évident. Sans parler de la bédaine qui commence à peser sur mes petits pieds qui eux ne pourront survivre à 4-5 heures de marche en ligne...

Ceci implique que je laisserais tomber quelques bons côtés du salon comme revoir Venise et Marsi, Karine et rencontrer Pimpi. Rencontrer les Recrues passées et à venir, faire dédicacer certains livres et rencontrer quelques auteurs... C'est difficile de renoncer à tout cela... La sagesse l'emportera-t-elle? Il me reste quelques dodos pour y penser...

dimanche 15 novembre 2009

L'histoire d'un mariage, Andrew Sean Greer.

Holland Cook est un jeune homme d'une grande beauté, à la personnalité mystérieuse.Pearlie tombe amoureuse de lui au premier regard. Séparés par la guerre, ils se retrouvent en 1949 à San Francisco et se marient. Pearlie pense vivre un bonheur tranquille. Quatre ans plus tard, la belle histoire vole en éclats lorsqu'elle reçoit la visite de Charles Drumer, un homme d'affaires qui lui propose un étrange marché. Avec son intrigue flamboyante et ses décors à la Douglas Sirk, L'Histoire d'un mariage est d'abord un magnifique roman d'amour.Portrait de l'Amérique des années 50, celle de l'affaire Rosenberg, de la guerre de Corée et de la ségrégation raciale, c'est aussi une critique de cette société minée par les peurs et les préjugés.

Je ne sais pas si j'ai vraiment aimé ce roman. Cependant, je pense de plus en plus que les histoires de mariage des années 50-60 me plaisent énormément! Dans le genre, je garde un bon souvenir de On Chesil Beach de Ian McEwan, lu en 2007. Ces livres représentent une époque où le bonheur familial avait beaucoup plus d'importance que le bonheur individuel. L'égoïsme n'avait pas sa place et bien des sacrifices s'accumulaient au fond des tiroirs afin que tous ne perdent le précieux équilibre qu'offre l'appartenance à un groupe ou encore la cellule familiale. Pas que ce soit ma devise quotidienne, mais à notre époque du jetable, ces exemples de générosité et de persévérance font du bien!

Le rythme est bon, même si de grands bonds vers l'avant m'ont parfois déçue, surtout dans les dernières pages. L'émotion des personnages masculins est peut-être mieux exprimée que celle de Pearlie Cook... à mon grand regret. Cette femme est trop forte ou trop froide pour supporter ce que ce mariage lui impose. Une démonstration de faiblesse de sa part l'aurait rendue plus attachante, plus humaine à mes yeux. Sans dévoiler le punch, si quelques uns parmi vous avez déjà lu ce roman, pensez-vous vraiment qu'une femme amoureuse de son mari puisse conserver un tel sang froid devant la situation?

Ce livre met fin à une longue série d'emprunts, il serait peut-être temps que je lorgne du côté de ma PAL en détresse!!!

La Recrue du 15 novembre: L'immense abandon des plages, Mylène Durand.

« La mer l'a prise », disent les villageois, mais les jeunes enfants de la morte, frêles silhouettes dans la brume, continuent à la chercher sur les plages balayées par le vent. Les vagues effacent vite la trace de leurs pas dans le sable. Tout s'effiloche devant l'océan vaste et funeste, même les souvenirs. Ils ont besoin de comprendre. Ils veulent savoir. Mais à qui s'adresser ? Leur père, pauvre pêcheur éploré, s'est emmuré, lui aussi, dans le silence. Seule la voix de la mer, tel un coryphée, les accompagne dans leur inlassable quête, s'infiltrant partout dans le récit et menant celui-ci aux abords du mythe ou de la légende. Élisabeth, l'aînée, est partie vivre à Montréal dans l'espoir d'échapper à la malédiction qu'elle croit peser sur elle. Claire, déchirée entre la beauté et la férocité des Iles, écrit des lettres à sa soeur lointaine. Leur frère Julien, lui, demeure muet, fasciné par le miroitement des flots et les secrets enfouis dans les profondeurs marines. Sous la plume poétique et musicale de Mylène Durand, le vent, l'océan, les falaises et le sable, tous ces éléments omniprésents aux Iles-de-la-Madeleine, prennent littéralement vie aux côtés des personnages, reflétant leurs sentiments et leurs peurs. « L'immense abandon des plages » est un vers de Marie Uguay, tiré d'un poème cité en exergue au roman.

"Écrire les Îles. C'est impossible. C'est quelque chose de physique, il faut y être. Mon père me comprendrait. Lui qui regarde si loin vers l'infini, où il ne peut s'égarer. Comme si je sentais le vent salé me fouetter le visage. Comme elle." (p.58)

Impossible? Et pourtant, à travers les mots de cette jeune érivaine, on y sent le vent, on le sent nous porter, nous transporter au travers de cette tragédie familiale qui a laissé aux fonds des coeurs quelque chose d'abyssal, de très profond et d'obscur... Un trou béant qui ne pourra jamais se refermer et qui agit contre le pouvoir et le vouloir de Claire, Élisabeth et Julien. Si proches, mais si éloignés en même temps, chacun tente une dernière fois de remonter à la surface, de mieux respirer après le suicide de leur mère, mais y arrivent-t-ils vraiment?

La plume est délicate et violente dans un même jet, elle virevolte entre la poésie et le récit. Elle remue le lecteur comme ces grands coups de vent qu'offre ces Îles magnifiques...

Tous les avis de La Recrue ici.

Objectif PAL # 18

vendredi 13 novembre 2009

La solitude des nombres premiers, Paolo Giordano.

Les nombres premiers ne sont divisibles que par 1 et par eux-mêmes ; soupçonneux et solitaires, certains possèdent cependant un jumeau dont ils ne sont séparés que par un nombre pair. Mattia, jeune surdoué, passionné de mathématiques, en est persuadé : il compte parmi ces nombres, et Alice, dont il fait la connaissance au lycée, ne peut être que sa jumelle. Même passé douloureux, même solitude à la fois voulue et subie, même difficulté à réduire la distance qui les isole des autres. De l'adolescence à l'âge adulte, leurs existences ne cesseront de se croiser, de s'effleurer et de s'éloigner dans l'effort d'effacer les obstacles qui les séparent. Paolo Giordano scrute avec une troublante précision les sentiments de ses personnages qui peinent à grandir et à trouver leur place dans la vie. Ces adolescents à la fois violents et fragiles, durs et tendres, brillants et désespérés continueront longtemps à nous habiter.

Mattia et Alice sont deux personnages que j'aurais envie de comparer à deux boîtes hermétiques dont on ne sait pas grand chose et dont on ne trouve pas l'ouverture! J'étouffe lorsque je me retrouve devant ce genre de situation. J'ai envie de crier à chaque tournant de paragraphe, de leur crier de s'ouvrir un peu pour que l'histoire mène à du concret! Il est facile de comprendre que ces deux êtres aient vécu des événements marquants à tout jamais, mais bon Dieu, lorsque tu penses avoir trouvé ton âme soeur tu ne la laisses pas filer comme ça... Soit je n'ai rien compris, soit l'auteur a voulu jouer avec mes nerfs! Et si je vous disais, en plus, que j'ai trouvé les premiers chapitres dégoûtants et révoltants?

Oui, je pense que je suis un peu sortie de mes gonds avec ce roman... frustrant cette ligne droite que peut être une vie de Mattia ou d'Alice...

Pourtant, je ne peux pas dire que j'ai détesté et que ce livre m'indiffère. C'est comme ça!

Pour une tonne de commentaires sur ce livre, visitez BOB.

jeudi 12 novembre 2009

Les sirènes de Bagdad, Yasmina Khadra.

Kafr Karam.Un petit village aux confins du désert irakien. On y débat devant la télévision, et surtout on s'y ennuie, on attend, loin de la guerre que viennent de déclencher les Occidentaux et qui embrase le reste du pays. Mais le conflit, avec son lot de brutalités, d'incompréhensions et de bavures tragiques va finir par rattraper cette région où la foi, la tradition et l'honneur ne sont pas des mots vides de sens.Et quand une nouvelle humiliation vient profaner ce qu'un Bédouin a de plus sacré, alors s'ouvre le temps de la colère et de la riposte. Une vengeance terrible, sans merci, car désormais seul le sang pourra laver ce qui a été souillé...

Une autre lecture commune au menu en compagnie, ce mois-ci, d'Orchidée et de Stephie. Encore une fois, je devrai compter sur mes accompagnatrices pour faire l'éloge (si c'est le cas chez elles!) du roman en question... Khadra a une plume exquise, oui. Il offre un dépaysement culturel à faire rougir d'envie un forfait tout organisé par votre meilleure agence de voyage pour une destination à l'autre bout de la terre, bien joué. Il est où le problème alors? Le sujet! Je n'aime pas la politique, l'intégrisme, le fanatisme, les guerres et les vengeances noir sur blanc. Ainsi, je ne suis pas arrivée à m'impliquer dans la cause irakienne et j'ai tourné les pages sans grande conviction.

Comme si toute cette violence contenue dans ce peuple venait interférer sur le texte sublime et délicat de l'auteur, je dois dire qu'un certain inconfort s'est installé dès les premières pages... L'Attentat m'avait impressionnée en 2007 et une autre porte vient de s'ouvrir, car Ce que le jour doit à la nuit a rejoint les rangs de la PAL le weekend dernier!

Objectif PAL # 17

lundi 9 novembre 2009

Justifications...

Depuis la semaine dernière, je forme mon remplaçant qui n'a jamais exécuté ce genre de travail dans l'organisation... des journées très remplies pas de tout repos!

Le mardi, j'ai des cours d'aquaforme pré-natal...

Le mercredi, j'ai de cours pré-nataux avec une infirmière...

Oubliez les pages lues à la vitesse de l'éclair pour alimenter ce blog et toutes mes excuses à Karine qui ne cesse de me tagger en vain... (je t'aime quand même!! ;op)

Le reste du temps je suis à bout de souffle... effet secondaire de grossesse très prononcé chez moi en ce moment!

J'attends mon retrait préventif-très-tardif avec beaucoup d'impatience et tout ce que je souhaite, c'est de ne pas être réaffectée ailleurs pour les 6-7 semaines restantes avant mon congé de maternité!!! Vivement que le 20 novembre se pointe le bout du nez... parce que je suis à bout de souffle et c'est peu dire!

jeudi 5 novembre 2009

Still Alice, Lisa Genova.

Still Alice is a compelling debut novel about a 50-year-old woman's sudden descent into early onset Alzheimer's disease, written by first-time author Lisa Genova, who holds a Ph. D in neuroscience from Harvard University.

Alice Howland, happily married with three grown children and a house on the Cape, is a celebrated Harvard professor at the height of her career when she notices a forgetfulness creeping into her life. As confusion starts to cloud her thinking and her memory begins to fail her, she receives a devastating diagnosis: early onset Alzheimer's disease. Fiercely independent, Alice struggles to maintain her lifestyle and live in the moment, even as her sense of self is being stripped away. In turns heartbreaking, inspiring and terrifying, Still Alice captures in remarkable detail what's it's like to literally lose your mind...

Reminiscent of A Beautiful Mind, Ordinary People and The Curious Incident of the Dog in the Night-time, Still Alice packs a powerful emotional punch and marks the arrival of a strong new voice in fiction.

S'il m'était donné de lire des livres aussi puissants et émouvants à toutes les semaines, je pense que ce serait trop à supporter par ma petite personne! J'ai pleuré à chaudes larmes et j'ai été chamboulée à plusieurs occasions. Ce livre a remporté le Brontë Prize en 2008, prix décerné à la littérature romantique et je ne comprends pas pourquoi! Le drame que vit cette femme est très loin d'être romantique... Je ne crois pas que ce roman ait été traduit en français et c'est vraiment dommage.

Alice Howland est une mère de trois enfants et elle est une sommité dans son domaine, puis un jour elle constate qu'elle oublie, qu'elle se perd facilement et qu'il y a quelque chose qui cloche. En début de cinquantaine, les médecins insistent pour dire que ce sont les effets de la ménopause et de la fatigue. Mais il n'en est rien et le verdict tombe assez rapidement, Alice est atteinte d'Alzheimer précoce. Cette maladie est cruelle parce que le patient est conscient de ses pertes de lucidité et ceci n'a que pour effet de l'affecter au plus au point! Imaginez lorsque vous êtes encore très jeune et que votre vie et celle de votre entourage sont complétement dérangées par cette défaillance de la mémoire qui agit quand bon lui semble et qui choisit ce qu'elle veut bien effacer du cerveau de sa victime. Alice n'a plus le contrôle sur ses souvenirs et en arrive à oublier le nom de ses enfants et à ne plus reconnaître l'homme de sa vie. Il faut oublier sa carrière bien avant le temps de la retraite et accepter de dépendre des autres à tout moment... C'est vraiment triste, mais c'est un si beau roman écrit un peu à la façon d'une biographie qu'il ne faut pas avoir peur de le lire.

"You're so beautiful, " said Alice. "I'm so afraid of looking at you and not knowing who you are."

"I think that even if you don't know who I am someday, you'll still know that I love you."

"What if I see you, and I don't know that you're my daughter, and I don't know that you love me?"

"Then, I'll tell you that I do, and you'll believe me."

Un réel coup de coeur de la première à la dernière page, assez pour avoir envie de dire merci à l'auteure d'avoir écrit quelque chose d'aussi merveilleux... Oui, à ce point!

Objectif PAL # 16

mercredi 4 novembre 2009

Rien à dire... c'est juste mercredi!

Source: Cuteoverload

Bonne journée!

lundi 2 novembre 2009

J'ai du flair!!!

Le 16 octobre dernier, à propos du gagnant du Goncourt, je faisais mes prédictions à Réjean dans un commentaire ici:

Réjean: Trois femmes puissantes ou Des Hommes... je dis cela sans vraiment connaître la moitié des auteurs!!

Bravo à Marie Ndiaye pour Trois femmes puissantes.

Alors, les prochains numéros gagnants à la loto sont le... et le...!! :o)

Firmin, Sam Savage.

A Boston, dans les années 1960, Firmin est un rat des villes friand de grande littérature, qu'il dévore au sens propre comme au figuré. Dans les caves d'une librairie au bord de la faillite, il doit faire face à la réhabilitation du quartier, qui menace de détruire son univers.

Un rat qui a de l'ambition et qui dévore les livres dans tous les sens du terme a quelque chose de particulier. Au début, c'est assez rigolo, mais au fil des pages on se lasse un peu de cette boulimie trop savante pour un rat de sous-sol de librairie! Firmin est attendrissant, on voudrait bien l'aider dans sa cause, mais lorsqu'il se met à regarder des films porno au Rialto, il devient un brin répugnant et n'a plus rien du petit rat qu'on voudrait tant aimer malgré son apparence... Il a son côté pervers et son côté touchant, un genre de Mini-wheat avec lequel on ne sait plus sur quel pied danser. Pourtant, moi qui rechigne sur les livres entre le ça-se-peut-pas et le terre à terre, je me suis laissé embarquer pour ces quelques 200 pages, mais c'était assez! Donc, j'ai aimé ou pas? Je crois que oui, mais en même temps j'ai un petit goût de déception entre les oreilles...

dimanche 1 novembre 2009

Cent sonnets, Boris Vian.

Sans doute composés entre 1939 et 1943, ces poèmes sont la première oeuvre de Boris Vian. Il devait beaucoup plus tard les reprendre, corrigeant ou supprimant certaines pièces, preuve de l'importance qu'il leur attachait. Impertinence, humour, sens de la dérision et du pastiche : tels sont les traits les plus caractéristiques de ce poète de vingt ans. Et aussi un goût immodéré pour la rime, le calembour, le jeu verbal et prosodique - où se profile déjà le futur auteur de chansons. Par-delà les tristesses et les émotions intérieures d'un jeune écrivain décidément surdoué, on perçoit en bien des pages les hardiesses et les amusements d'un Boris Vian résolument décidé à vivre.

Même si j'étais sortie déçue de ma lecture de L'écume des jours, je me suis prêtée au jeu de la Blogoclub en faisant une tentative avec un de ses recueils de poèmes. Ce n'est guère mieux. Les jeux de mots ont eu pour effet de me dépasser continuellement, les rythmes poétiques sont presque absents, bref je ne l'ai pas terminé et je me contenterai d'en lire quelques uns de temps en temps pour rentabiliser l'achat. Je vous laisse donc avec "Indécent Sonnet" qui n'est pas très gentil, mais pas si mal aussi...

Rêveuse, elle songe
Par les contrevents
Le soleil levant
Près d'elle s'allonge

Telle dans un songe
Je la vois souvent
Mirage énervant
Chimère, mensonge

La claire santé
De la rose thé
Colore sa joue

Et sur son corps nu
Le soleil se joue
Amant inconnu
Objectif PAL # 15

samedi 31 octobre 2009

Bilan lecture octobre 2009...

1)Mon voisin, Milena Agus / + / 3 oct.
2)La louée, Françoise Bouffière / + / 5 oct. La Recrue
Abandon p.84 : La double vie d’Irina, Lionel Shriver 7 oct.
3)Les pieds sales, Edem Awumey / + / 14 oct.
4)Les Troutman volants, Mirian Toews / + / 17 oct.
5) Miam miam fléau, Marsi / + / 18 oct. Une BD!
6)Arthur et George, Julian Barnes / +/- / 20 oct. Lecture commune
7)L’homme du lac, Arnaldur Indridason / + / 22 oct.
8)Un roman français, Frédéric Beigbeder / + / 24 oct.
9)Le chemin des âmes, Joseph Boyden / + / 30 oct. Partenariat avec B.O.B.

Pas de top 3 ce mois-ci, même si j'ai vraiment apprécié plusieurs lectures, aucune n'a été assez impressionnante pour se mériter ce titre! Pas vraiment de déception non plus sauf pour Arthur et George qui s'étire éternellement pour rien... Je ne parle pas de l'abandon, car it's a shame que cette auteure soit aussi peu captivante après Il faut qu'on parle de Kevin!

En passant, j'ai abandonné la lecture commune du 31 octobre: Jane Eyre. C'est une longue histoire que j'explique ici... Celsmoon (tout aussi vilaine!) a fait la liste des liens vers les billets.

Le mois de novembre s'annonce bien avec Firmin et Vendetta!!!

vendredi 30 octobre 2009

Le chemin des âmes, Joseph Boyden.

1919. Nord de l'Ontario. Niska. une vieille Indienne, attend sur un quai de gare le retour d'Elijah, un soldat qui a survécu à la guerre.

À sa grande surprise, l'homme qui descend du train est son neveu Xavier qu'elle croyait mort, ou plutôt son ombre, méconnaissable. Pendant trois jours, à bord du canoë qui les ramène chez eux, et tandis que sa tante essaie de le maintenir en vie, Xavier revit les heures sombres de son passé : l'engagement dans l'armée canadienne avec Elijah, son meilleur ami, et l'enfer des champs de bataille en France...

De vastes étendues où on peut être à la fois la prochaine victime ou le prochain meurtrier. Le silence, les armes, la solitude, l'anticipation et la peur. Entre la guerre aux Allemands et la chasse aux gibiers, la ligne est mince. Elijah et Xavier, d'un chapitre à l'autre se balanceront entre les deux, mais un seul en sortira avec son âme, non pas intacte, mais très ébréchée malgré la bonne volonté... Ces deux Amérindiens ont tout donné à l'armée canadienne pour recevoir bien peu en retour. Pour un, la "médecine" effacera bien des douleurs, mais pour l'autre ce sera les souvenirs d'enfance et la tante Niska qui maintiendront le personnage sain d'esprit. Bien peu de dialogues sont nécessaires pour bien saisir la relation qu'entretiennent ces deux hommes et c'est certainement la force la plus évidente de Boyden. Ses passages sur la vie en forêt de la tante Niska sont sublimes et d'un hyperréalisme fouillé. Très imagé, le texte est captivant!

"Tu m'as enseigné, Niska, que tôt ou tard, chacun de nous devra descendre, trois jours durant, le chemin des âmes; et j'en viens à me demander s'il existe des liens entre leur monde et le mien. Il faut que je découvre si nous avons quelques chose en commun, une certaine magie, peut-être. Cela pourrait m'aider à m'en sortir." (p.312)

Les adeptes de roman de guerre seront servis ainsi que tous ceux qui rêvent de grands espaces sauvages et de relations amicales profondes et complexes...

Je remercie Blog-O-Book et Le livre de poche pour ce partenariat.

Objectif PAL #14

mercredi 28 octobre 2009

Antonio ne rentre jamais les mains vides...

Il est passé par Paris, même en euro les prix sont encore ridicules... voici la récolte en format poche:

À quand les bonnes nouvelles, Kate Atkinson
Les belles choses que porte le ciel, Dinaw Mengestu
Peuls, Tierno Monénembo
Ailleurs, Julia Leigh
Origines, Amin Maalouf
Les échelles du Levant, Amin Maalouf

Les deux derniers sont un peu plus pour sa PAL que la mienne, mais comme on a beaucoup de Maalouf et que je pense que c'est un "must" à lire, je les considère un peu comme les miens! Donc, 6 ajouts que je dois inclure dans mon Objectif PAL toujours affiché dans la colonne de droite... Aïe!

Si Air (poche) Canada n'imposait pas un maximum de 23 kilos par valise, la cargaison serait bien plus considérable, mais avec 5 kilos juste pour les dattes de Tunisie que Monsieur ramène et plusieurs boîtes de thon tunisien (délicieux!), il ne reste plus beaucoup de place... Madame se contente!