jeudi 21 août 2014

Sur la table de chevet - Les urgences!


0/504 lu - Pour la lecture commune du 30 août


104/423 lu - Parution du billet avant le 15 septembre (Date limite fixée par Denoël)


280/389 lu -  Date limite de retour à la bibliothèque, le 1er septembre


0/449 lu - Date limite de retour à la bibliothèque, le 5 septembre


0/253 lu - Date limite de retour à la bibliothèque, le 9 septembre


Je viens de recevoir un avis de la bibliothèque qu'il était disponible pour moi!

Et là, je ne parle pas de tous les SP du printemps pas encore lus ou terminés... de ma PAL 300 livres et de mes achats québécois du 12 août (3/4 lus!)

mercredi 20 août 2014

Soudain le Minotaure, Marie Hélène Poitras.

Novembre, un soir de neige et de violence. Dans un appartement de Montréal, une rencontre qui n'aurait jamais dû avoir lieu. Le quotidien bouleversé par l'arrivée d'un être venu apporter la peur en cadeau.

Quelques mois plus tard, depuis le fond de sa cellule, Mino Torrès décharge son fiel. Quant à Ariane, c'est entre Munich et Berlin qu'elle renoue avec ses sens.Deux versions complémentaires d'un brusque corps-à-corps.   

En 2012, lorsque j'ai lu Griffintown paru aux Éditions Alto, je m'étais promis de lire autre chose de cette auteure québécoise.  La vie étant ce qu'elle est, je ne l'ai pas fait.  Le 12 août dernier, dans le le mouvement "Acheter un livre québécois", la jeune libraire qui m'a conseillée cette journée-là, m'a mis ce livre dans les mains en me disant que je devais absolument lire ce roman. Elle avait raison!  Dans la premières moitié, c'est le violeur qui parle.  Dans la deuxième partie, c'est une de ses victimes.  Cet homme a violé plus d'une trentaine de femmes, mais l'auteure nous présente surtout le côté humain de ces personnages, même si elle ne néglige pas du tout chacune des scènes qui constituent ces crimes horribles.  C'est tellement bizarre (ou devrai-je dire "tellement bien écrit!"), je n'ai pratiquement pas ressenti de haine envers cet homme et pas vraiment de pitié pour la victime.    C'est que Marie Hélène Poitras a cette facilité à vous entraîner dans les histoires de chacun, ça coule, elle justifie, vous ne voulez pas vous arrêter, vous perdez la notion du temps et vous n'entendez plus rien autour de vous. J'exagère à peine... Avec tant d'éléments descriptifs, je me suis retrouvée au Guatemala, en Europe à vivre et à ressentir les choses avec Mino et Ariane.  C'était presque poétique!!! 

"Je parle d'une paranoïa logique qui mérite respect, qui a ses assises dans la réalité et non pas dans le noeud vicié d'une névrose sévère." (p.120)

Une belle phrase pour exprimer la peur qui reste lorsque vous avez été victime d'un tel acte...

C'est un roman qui m'a grandement déstabilisée en tant que lectrice.  Elle a aussi écrit La mort de Mignonne et autres histoires également paru chez Triptyque.  Je ne manquerai pas ce prochain rendez-vous.

Pat le chat - J'adore aller à l'école, Éric Litwin et James Dean.

Pat le chat est de retour! Cette fois-ci, il adore aller à l’école. Pat découvre la bibliothèque, le coin-repas, le terrain de jeux, et beaucoup d’autres endroits amusants. Et peu importe où il va, il n’arrête jamais de bouger, de danser et de chanter! La vie est belle!

Pat le chat est maintenant grand, il va à l'école!  Il apprend à apprivoiser ce nouvel univers tout en chantant ses chansons sur un air de rock'n'roll. Rien ne l'intimide... Un livre qui pourrait être très utile pour les parents qui ont des enfants qui appréhendent beaucoup cette nouvelle étape de la vie.

Les pages de ces albums sont toujours éclatantes de couleurs et très récréatives.  Les messages y sont subtils et profitables.  Une combinaison parfaite pour divertir tout en rassurant l'enfant.

Fiston se réjouit à chaque nouvelle apparition de Pat le chat à la maison et on s'amuse beaucoup à chanter nous aussi... même si maman n'a pas trop le rock'n'roll dans le sang!

Scholastic
ISBN 978-1-4431-3608-2

dimanche 17 août 2014

Clinique, Martine Batanian.

Tout a commencé par un livre d'art rupestre. Sur l'une des pages figurait un dessin d'une femme enceinte. Un jour, Soline a encerclé le ventre et écrit « je veux ça ». Elle avait deux rêves : être maîtresse d'école et avoir des enfants. Aujourd'hui, une de ses mains est vide.


Les cliniques bondées, un acuponcteur expert de l'inconscient, un bibliothécaire amoureux et d'interminables showers de bébé font partie de son quotidien. Si, comme on le répète, la naissance d'un enfant donne un sens à tout, n'est-il pas normal que sa conception de la vie soit bouleversée? 

Martine Batanian a décidé d'écrire avant l'apaisement de la douleur pour défier la honte. Cette histoire n'est ni une plainte ni le récit d'un miracle, mais celui de la vie comme elle est. 

Un livre sur l'infertilité, sur les phrases d'encouragement ou de moralité trop entendues, sur les sentiments face à la marmaille et les bédaines des autres, sur la crainte de perdre le conjoint, sur la crainte de sombrer soi-même dans le désespoir et de ne pouvoir se concentrer sur rien d'autre.  Un livre sur un sujet très spécifique, très féminin que celui de ne pouvoir enfanter.  Très bien écrit, il m'a rappelé beaucoup de souvenirs.  J'avais besoin de lire une autre expérience pour m'aider à faire le deuil moi aussi à une époque où les copines se reproduisent à la vitesse de l'éclair et où mon fils s'attriste de ne pas avoir de frères et soeurs.  Fiston n'est pas arrivé comme par magie, il est le résultat de beaucoup d'efforts et d'années. Je dois me raisonner et éviter la jalousie qui ne peut s'empêcher de faire surface de temps en temps...  J'ai eu ma chance en ayant mon petit trésor, toutes les femmes ne peuvent en dire autant.  Je dois passer à autre chose, mais ce n'est pas toujours facile.

Une lecture qui m'a fait beaucoup de bien.  Peut-être pas d'intérêt général, mais c'est surtout un roman sur les espoirs d'un couple qui heureusement survit à cette faille dans leur tracé amoureux.

vendredi 15 août 2014

La minute fi-fille...

s'inspire du Nail it magazine!

Le gris: Extraordinary Formula X de Sephora (édition limitée automne 2014)
Le bleu: Tracy de Julep


 Et c'est à peu près le maximum que je peux faire en "nail art"!!!


jeudi 14 août 2014

En ce moment, je lis...


L'heure indigo de Kristin Harmel.  À paraître en septembre aux Éditions Denoël.

À Cape Cod, dans le Massachusetts, Hope s’affaire derrière les fourneaux de la pâtisserie familiale. Entre son travail, la rébellion de sa fille adolescente, son récent divorce et ses soucis financiers, elle frôle parfois le surmenage. Hope s’enfonce peu à peu dans la déprime et la résignation. Aussi, quand sa grand-mère Rose lui demande d’aller en France retrouver sa famille disparue pendant la guerre, Hope accepte sans hésiter. Décidée à reprendre sa vie en main, elle s’envole pour Paris en quête de ce passé dont elle ignore tout. Car le temps est compté : atteinte de la maladie d’Alzheimer, la mémoire de Rose faiblit. Pour tout indice, elle a donné à sa petite-fille une simple liste de noms et une adresse. 

Kristin Harmel nous embarque avec une émotion et une vitalité rares dans le récit d’une femme qui s’apprête à découvrir le douloureux secret de ses origines, tout en peignant avec finesse et mordant les relations houleuses entre mère et fille. 

Je voudrais qu'on m'efface, Anaïs Barbeau-Lavalette.

Dans un immeuble de logements du quartier Hochelaga-Maisonneuve se croisent sans se voir Roxane, Mélissa et Kevin. À douze ans, ils composent avec le monde dans lequel ils sont nés. Entre le coin des putes, les combats de lutte, les virées bien arrosées des adultes et la classe des « orthos », où on essaie de les intégrer, ils plongent dans leur imaginaire et tentent de sauver leur peau. Y arriveront-ils? Dans les scènes touchantes ou drôles de ce récit choral, l’écriture cinématographique épouse la langue blessée des acteurs. Je voudrais qu’on m’efface est un roman, vif et authentique, une chronique montréalaise qui culmine dans l’espoir inaltérable de l’enfance.

Roxanne a deux parents alcooliques.  Mélissa a deux petits frères et une mère prostituée.  Kevin n'a que son père qui vient de perdre son emploi.  Le quartier Hochelaga-Maisonneuve est le quartier chaud de Montréal, celui dont on entend le plus souvent parlé au téléjournal.  Ces enfants ne sont pas des personnages fictifs, ils existent partout sur cette terre!   Des enfants qui errent et qui essaient de se construire un monde à eux, faute de mieux.  Leurs parents sont impuissants devant leurs propres faiblesses, ils ne peuvent plus jouer leur rôle.  Ils ne savent même plus se retourner vers les ressources disponibles pour leur venir en aide...

C'est un livre qui fait mal, il dépasse de loin les sentiments de tristesse qu'on peut éprouver en lisant un livre. C'est un roman dur sur une malheureuse réalité de nos grandes villes.

Roxanne a eu la chance de jouer du violon pour s'évader et se donner un peu d'espoir.  Une ordonnance de la cour interdisant sa mère de l'approcher, Mélissa a fait comme elle pour payer le loyer.  Kevin prend son père lutteur pour un héros et occupe tout son temps libre avec des jeux vidéo violents.  Ils ont 12 ans... et j'aurais voulu les prendre dans mes bras et leur servir un bon repas, laver leurs draps, leurs vêtements, les aider dans leurs devoirs et leur dire qu'ils sont merveilleux.  Ce livre fait ressortir la fibre maternelle en vous et vous fait maudire certains adultes...

Percutant est un adjectif qui n'est même pas assez fort pour décrire ce roman!

mercredi 13 août 2014

Le livre d'un été, Tove Jansson.

Observer les oiseaux sauvages, écrire un livre sur les vers de terre ou guetter les marins de passage, tel est le quotidien de la petite Sophie, qui passe ses vacances d’été sur une île du golfe de Finlande avec sa grand-mère. Une femme hors du commun, à la fois douce et espiègle, qui fume en cachette, jette sa canne pour prendre un bain de mer, et construit Venise avec des boîtes d’allumettes. À mi-chemin du rêve et de la réalité, leurs dialogues complices révèlent l’amour entre une femme qui connaît profondément la vie, et une enfant avide de la connaître. Auteur de renom dans les pays scandinaves, Tove Jansson est aussi connue dans le monde entier pour ses ouvrages pour enfants (dont la célèbre série des Moumines).

Il y a longtemps que j'ai repéré cette auteure finlandaise avec sa série Moomin parue aux Éditions Petit Lézard. La vie étant ce qu'elle est, j'ai passé mon tour plus d'une fois!  Lorsque Le livre d'un été est paru, je me suis dit que c'était l'occasion de découvrir la plume de cette dame aux airs de mamie très coquine décédée en 2001, je crois.

Écrit en 1972, le roman est intemporel car il relate l'été de Sophie et de sa grand-mère sur une île finlandaise.  Soyons francs, Sophie est naïve et impolie et sa grand-mère est aussi écervelée que rustre. Le père étant présent sur place, mais occupant seulement l'image de la personne à craindre et imposant les limites, je m'abstiendrai d'en parler.  Si la grand-mère essaie d'inculquer quelques notions de vie sauvage sur une île reculée, elle y va parfois un peu trop fort... comme en laissant dormir l'enfant seule sous une tente dans un ravin!!!  Voilà, les journées passent à jouer et à s'inventer des histoires plus vraies que nature (le chapitre Venise vous donnera envie de dire que cette mamie n'est pas bien entre les deux oreilles!). Les deux complices sous les arbres, les pieds dans l'eau et souvent en cachette se racontent la vie au point où elles en sont.  Le passage sur les vers de terre est truculent!

Au début, je vous avouerai que j'ai pensé que l'auteure avait voulu écrire un livre pour adulte que les enfants pourraient lire.  Puis après, j'ai réalisé que Tove Jansson avait écrit le roman avec des personnages qui sont comme ils sont.  Sophie est une enfant puérile et sa grand-mère est une dame légèrement sénile... Une fois que ces éléments sont bien intégrés dans votre cerveau, le roman devient une oeuvre unique dans son genre.  Il n'a pas de filtre, comme les enfants.  Donc, me voilà bien heureuse d'avoir enfin fait la connaissance de cette grande écrivaine, illustratrice et peintre finlandaise.

ISBN: 9782253194798

Je suis là, Christine Eddie.

Angèle voyage sans bagages. Elle croit au destin et ne tourne pas le dos aux miracles. Personne ne lui veut du mal. Pas depuis qu’un tir groupé d’infortunes l’a prise pour cible.
Pas depuis que la vie lui a offert le plus grand des bonheurs pour, peu après, le lui 
arracher et la jeter sur une île déserte.
 
Presque quatre ans plus tard, l’île d’Angèle s’est repeuplée. À Shédiac, où elle vit entourée de voisins parfois turbulents et d’une tribu de meneuses de claques, elle compte les heures et apprivoise le mode d’emploi de sa nouvelle existence.
 
C’est une histoire vraie, mais ce n’est pas tout à fait la vérité. Plutôt un récit à moitié inventé, un refrain consolateur où ailes rime avec embellie et force, avec mémoire. La preuve que l’imagination a toujours le dernier mot. 

Après Les carnets de Douglas et Parapluies, je serai toujours de ceux à attendre à la porte pour le petit dernier de Christine Eddie!  Si Alto offre, en général, des romans aux histoires assez éclatées et déjantées, cette auteure vient mettre beaucoup de compassion et de délicatesse dans la collection.

Parce qu'un jour Angèle a perdu tous ses moyens, elle habite dans un foyer pour personnes âgées.   Elle est encore bien jeune, mais elle ne peut qu'entendre et regarder ce qui se passe autour d'elle. À l'aide de Doris, une préposée extraordinaire et généreuse de son temps, elle arrive à communiquer.  Sa mère lui rend visite, son mari pleure à son chevet et ses jumelles de 4 ans virevoltent autour de son lit.  Vous imaginez déjà un livre triste à mourir... C'est probablement parce que vous n'avez jamais lu l'auteure. Elle a ce don de vous mettre en contexte tout en préservant les bons côtés de la chose.  Avec un humour léger, (parce que le désopilant n'est pas de mise, c'est clair!), elle arrive à nous transmettre tout le courage et la volonté de cette femme gravement malade.  C'est incroyable!  Angèle existe vraiment, c'est une amie de l'auteure.  C'est un bel hommage. C'est admirable de la part de Mme.Eddie d'avoir pris la peine d'écrire ce que Angèle voulait transmettre à ses filles.

"Ma déception est immense.  Personnellement, je préférais que le livre ne se termine pas. J'ai encore trop de choses à dire à mes filles que je veux protéger, conseiller, consoler, accompagner, encourager, défendre et soigner, exaucer et ovationner, endormir, réveiller, coiffer, décoiffer, initier, sensibiliser, lettrer, musiquer, poétiser, mondialiser, pacifier, oxygéner, ensoleiller.  Enhardir et solidifier. Prémunir, guider, rassurer.  Singulariser, solidariser. Émerveiller, chatouiller, border, bercer et chérir. Je veux continuer à écrire que je les aime." (p.139)

Il m'arrive rarement d'écrire un billet avec la larme à l'oeil.  Je suis là est un des livres les plus émouvants que j'aurai lu cette année.

Parce que moi aussi j'ai un petit garçon de 4 ans et que m'imaginer un seul instant que je ne pourrais plus le serrer dans mes bras ou lui chanter ses berceuses préférées m'a grandement bouleversée.  J'ai refermé ce roman totalement remarquable un lundi matin à 8h05 et j'ai longuement pleuré.  Impossible donc pour moi d'en faire un billet impersonnel...

ISBN: 978-2-89694-184-1

mardi 12 août 2014

Je vais mieux, David Foenkinos.


«Un jour, je me suis réveillé avec une inexplicable douleur dans le dos. 
Je pensais que cela passerait, mais non. 
J'ai tout essayé... 
J'ai été tour à tour inquiet, désespéré, tenté par le paranormal. 
Ma vie a commencé à partir dans tous les sens. 
J'ai eu des problèmes au travail, dans mon couple, avec mes parents, avec mes enfants. 
Je ne savais plus que faire pour aller mieux... 
Et puis, j'ai fini par comprendre.»

J'aime Foenkinos pour son humour "pince-sans-rire" toujours bien placé.  Ici, son personnage qui est passé à côté de son rêve de devenir écrivain est père de deux enfants, employé et marié.  Assez banal, mais sa vie prend un tournant lorsqu'un mal de dos horrible lui traverse le corps. Convaincu qu'il a un cancer ou toute autre maladie fatale, il consulte assez rapidement.  Radiographie, IRM, il n'a rien.  On lui met la puce à l'oreille, cette douleur n'est peut-être que psychologique...  Il n'y croît pas, mais après mûre réflexion, il réalise qu'il a des choses à régler avec sa famille, sa femme, son passé.  Comme dans La délicatesse et Le potentiel érotique de ma femme, je trouve que les romans de cet auteur sont des histoires de cheminement.  Souvent sarcastique, l'auteur nous amène tranquillement vers des êtres meilleurs au final. L'auteur est égal à lui-même dans chacun de ses romans.  Des romans que j'offrirais sans gêne...

ISBN: 9782070456925

Le 12 août, on achète un livre québécois... fois quatre!



et ce n'est rien, j'en aurais pris encore au moins 10-15-20!


L'événement sur Facebook, c'est par ici.

Patchouli, Sara Lazzaroni.


Résumé provenant du site de Renaud-Bray, car je n'ai pas trouvé celui sur le quatrième de couverture du livre!

On meurt de trop aimer. C'est mathématique. Le corps n'a plus d'espace pour

entasser tout cet amour : la tête explose. Un amour trop grand tue. Il faudrait
prévenir les enfants, éviter toutes ces morts inutiles. Le coeur est trop petit.

Elle s'appelle Patchouli, vit à Québec, rêve d'Italie. Née de parents
hippies qui lui faisaient l'école dans le Winnebago bariolé à bord
duquel ils sillonnaient l'Amérique, elle a eu une enfance heureuse,
insouciante, baignée dans la musique de Joan Baez. Mais,
aujourd'hui, elle a vingt-quatre ans, et plus rien n'est facile. Sa mère
se meurt ; son père les a quittées depuis longtemps. Après cinq
années à fuir autour du monde, Patchouli doit apprendre à affronter
sa réalité.

En attendant de réaliser son rêve - devenir une grande
photographe -, elle trouve un boulot dans un restaurant, prend des
leçons d'italien, se nourrit d'amitiés neuves et d'amours simples. Et
quand trop de questions fusent, quand la peine ou la nostalgie
l'emportent, elle ressort ses journaux intimes et plonge dans ses
souvenirs de voyages. Peu à peu se dessine, à coups de retours en
arrière, de fuites en avant, de grandes douleurs et de petites joies, le
portrait d'une jeune femme sensible, fragile et formidablement
attachante.

Écrit par une auteure de dix-neuf ans, ce livre patchwork mêlant
réflexions sur la vie et scènes du quotidien croquées sur le vif est
parsemé de poésie et de moments de grâce.

L'auteure est née en Italie d'un père italien et d'une mère québécoise et elle habite maintenant Ste-Foy, ma propre ville! Elle est étudiante en anthropologie, mais elle est définitivement une auteure très prometteuse...

Patchouli fréquente des quartiers que je connais et des endroits que je visite.  J'adore lire une histoire qui se passe dans ma ville pour avoir des repères.  Ceci me donne l'impression que le personnage est plus vrai que nature.  Patchouli n'a peut-être que 24 ans, mais elle a déjà fait le tour du monde.  À travers son journal, nous avons la chance de pouvoir visiter quelques uns de ses arrêts et comprendre qu'elle a déjà un vécu titanesque!  Dès les premières pages du roman, sa mère est mourante, elle trouve un nouvel emploi dans un restaurant italien. Son intégration chez ces Italiens est très touchante, elle y apprend la langue et la cuisine.  Tranquillement, elle se construit une nouvelle famille...

Les Éditions Leméac offrent souvent de toutes petites plaquettes bourrées d'émotions.  Patchouli est un petit bijou.  Si vous avez une heure ou deux devant vous, c'est le roman parfait.  Il vous fera sourire, il vous fera pleurer et vous donnera certainement le goût de boire un bon café comme seul les Italiens savent le faire!  

mercredi 6 août 2014

La position, Meg Wolitzer.

2005. À l’occasion d’un projet de réédition du livre, la famille se réunit. Paul et Roz sont aujourd’hui divorcés. Quant aux enfants, qui ont grandi dans un contexte social radicalement différent de celui de leurs parents, ils sont tous, à des degrés divers, marqués par la vie libérée de ces derniers. Après des années de dérive, l’aînée, Holly, s’est réfugiée dans un mariage illusoire ; Michael souffre de dépression chronique et d’impuissance ; Dashiell est gay et militant républicain ; la plus jeune, Claudia, a du mal à quitter le giron familial. Tous sont la proie de contradictions diverses, entre besoin d’être libres et d’être aimés, émancipation et fidélité à leurs racines. Tous se cherchent eux-mêmes dans une société de plus en plus cloisonnée. 


Avec cette irrésistible saga familiale, Meg Wolitzer, comparée par le New York Times à Jonathan Franzen et Jeffrey Eugenides, fait son entrée dans la cour des grands. À la fois émouvant, pertinent et follement romanesque, La Position a été élu par le Times comme l’un des meilleurs romans de la décennie.

"La maison de Swarthmore n'existait plus, le mariage de ses parents était tombé à l'eau, les enfants étaient devenus, à l'âge adulte, méconnaissables: Dashiell était passé du côté obscur de la force politique; Michael était devenu une boule de stress, un esclave mal dans sa peau; quant à Claudia, elle était vaguement ratée, vaguement artiste.

Holly n'avait de leçon à donner à personne." (p.280)

Une étude de cas de chacun des membres d'une même famille qui traîne un boulet depuis les années 70, soit toute la sexualité désinvolte de Paul et Roz, les parents, en un seul volume illustré.  Les enfants ayant découvert ce livre étant très jeune (entre 6 et 15 ans), il a eu pour effet de les perturber pour toujours!

Beaucoup de bonnes critiques pour ce roman que j'ai trouvé correct, sans plus.  Les auto-analyses psychologiques  lorsque le personnage essaie de se comprendre lui-même ont tendance à m'ennuyer. Je ne tiens pas à participer à ce cheminement lorsqu'il comporte énormément de descriptions qui, à mon avis, ne servent qu'à meubler les pages et dans lesquelles je ne me retrouve pas nécessairement.

C'est un livre qui peut être intéressant pour mesurer l'impact d'un événement dans la vie d'un être humain, comment quelques heures peuvent influencer ce qu'il est et ce qu'il deviendra.  C'est une saga familiale, le drame d'une famille dysfonctionnelle et... un peu étrange aussi. 

Dans mon sac de voyage, il y aura...

Parce qu'il vient d'arriver par la poste et qu'il est court!

 
Parce que c'est une lecture commune pour le 30 août, vaut mieux tôt qu'en retard comme je suis toujours dans mes LC!


À bientôt!

mardi 5 août 2014

En ce moment, je lis...



Arrivée à la page 119, je devrais le terminer... une analyse sociale de 4 enfants nés de parents qui ont écrit un livre sur les positions sexuelles... Un livre qui semble avoir eu un impact sur leur vie depuis qu'ils l'ont découvert à l'âge de 15, 13, 8 et 6 ans.  Un emprunt de la bibliothèque cet après-midi.  39,95$ pour ce livre, franchement Sonatine, c'est trop cher pour moi!

lundi 4 août 2014

Une saison à Longbourn, Jo Baker.

Sur le domaine de Longbourn, vivent Mr et Mrs Bennet et leurs vénérables filles, en âge de se marier.

À l’étage inférieur veillent les domestiques. Personnages fantomatiques dans le célèbre roman de Jane Austen, Orgueil et préjugés, ils deviennent ici des êtres de chair et de sang qui, du matin au soir, astiquent, frottent, pétrissent et vivent au rythme des exigences et des aventures de leurs bien-aimés patrons. Mais ce que les domestiques font dans la cuisine, sans être observés, pendant qu’Elizabeth et Darcy tombent amoureux à l’étage, relève d’eux seuls… Une histoire d’amour peut en cacher une autre, et qui sait quel secret enfoui risque de ressurgir.

Un livre écrit "par en dessous"!  À partir du vrai roman de Jane Austen, Jo Baker a imaginé certaines scènes souvent du point de vue des domestiques. Si la famille Bennet est attachante dans l'oeuvre originale, elle semble moins reluisante vue du bas de l'échelle sociale!  Tous ces jupons tachés à nettoyer après les balades à pieds dans la campagne de la romantique Elizabeth ou encore les odeurs de brûlés persistantes après des heures à coiffer ces jolies demoiselles au fer chaud pour le bal...  Les énormes tapis à battre, la crotte de porc à ramasser, les doigts gercés par le lavage à la main, les pots d'aisance à  vider, etc.  Des détails qui ne m'ont même pas effleuré l'esprit dans ma lecture d'Orgueil et préjugés.  Dans le confort moderne, on oublie souvent qu'il n'en était pas ainsi à cette époque.  Pour arriver à présenter une image et un domaine irréprochables, chaque famille devait avoir toute une armée de travailleurs... parfois heureux de leur sort, mais souvent envieux de ces gens aux beaux habits et bien nourris.

C'est un roman pour se replonger dans l'univers d'Austen, mais aussi pour se divertir avec le personnel de soutien qui a aussi une vie, plus modeste, jamais moins intéressante.  Un peu à la Downton Abbey, des liens et des amourettes se créent dans les étages inférieurs et certains secrets sont difficiles à conserver même après 20 ans... 

Jo Baker a quelques romans à son actif.  J'ai beaucoup aimé son style sans prétention.

ISBN: 9782234075597

mardi 29 juillet 2014

Aujourd'hui... je vieillis!


Et je divulgue mon âge, car ça fait partie du processus d'acceptation!! haha  Depuis l'an passé, je traîne le big 40, je dois m'y faire... pas facile encore.

Ce midi, je m'offrirai des sushis et ce soir,
mon homme m'invite au restaurant.  Mon petit doigt me dit que ce sera un restau brésilien avec beaucoup, mais beaucoup de viande!!!

BONNE JOURNÉE!
XX

vendredi 25 juillet 2014

Une lecture commune pour le 30 août...

Parce qu'il est dans la PAL SP depuis trop longtemps et parce que Enna l'a inclus dans sa PAL de l'été, nous le lirons en lecture commune pour le 30 août!  Si vous désirez vous joindre à nous, laissez-moi le lien de votre blogue dans les commentaires et j'ajouterai votre nom ici...



Tout semble pousser Paul Steiner aux lisières de sa propre existence : sa femme l'a quitté, ses enfants lui manquent, son frère l'envoie s'occuper de ses parents, son père ouvrier s'apprête à voter FN et le tsunami ravage le Japon, son pays de coeur. De retour dans la banlieue de son enfance, il n'aura d'autre choix que se tourner vers son passé pour comprendre le mal-être qui le ronge. Comment devient-on un inconnu aux yeux de ses proches ? Comment trouver sa place dans un monde devenu étranger ?

Les participants: EnnaLucie,

jeudi 24 juillet 2014

Quand rentrent les marins, Angela Huth.


Myrtle est aussi réservée, sage et modeste qu'Annie est pétulante, séductrice et vaniteuse. Élevées dans un petit port perdu au fin fond de l'Écosse, elles ont appris ensemble à devenir des femmes. Des femmes de marins pêcheurs, dont le quotidien est lié aux caprices de l'océan, aux rumeurs qui enflamment le village dès qu'un étranger en frôle le pavé... Jusqu'au jour où survient le pire, et que les passions se déchaînent. 

Experte dans l'art de raconter les femmes et les innombrables incarnations de l'amour, Angela Huth nous plonge au cœur d'une Écosse hostile et passionnée. À la façon d'une Jane Austen, elle donne vie à des personnages déchirés entre la raison et les sentiments.

Sainte Myrtle!!!  Annie est belle, dès sont jeune âge, tous les hommes s'agitent pour obtenir son attention.  Myrtle est grande, pas vraiment jolie, mais Annie étant sa meilleure amie, la gente masculine la choisit comme confidente pour partager leur désir de séduire la merveilleuse Annie!  Myrtle endure malgré ses sentiments pour un de ces hommes... Annie est frivole et déplaisante.  Oui! Dans la vraie vie, c'est le genre de copine que j'aurais vite fait d'éliminer de mon quotidien.  Franchement, je n'ai pas compris ce que Myrtle retirait de cette amitié... Annie ne se gêne pas pour être méchante avec elle et ne lui apporte rien sauf une présence de temps en temps pour une partie de cartes et un thé.  Leurs maris sont pêcheurs et partent en haute mer pendant plusieurs jours, j'imagine que la présence de l'une calme l'angoisse de l'autre...

C'est un roman que j'ai trouvé un peu long et qui insiste parfois trop longtemps sur certains détails... Ça frise un peu de roman d'amour à l'eau de rose avec tous ces états d'âme retenus pendant des années. Au moins, la fin était en partie non prévisible!  Je ne sais pas si je relirai l'auteure, mais pour une virée en Écosse en bord de mer aux effluves de poisson et le petit village typique, je pense qu'elle assure.

ISBN: 9782070458134

mercredi 23 juillet 2014

Un si beau jour, Elin Hilderbrand.

Tout devait être absolument parfait le jour de ce magnifique mariage sur Nantucket, qui unira les familles Carmichael et Graham. Jenna a tout planifié selon les vœux de sa défunte mère qui, avant de mourir, lui a laissé le Journal : un recueil d’instructions spécifiques et détaillées pour l’organisation de ses futures noces. Mais très vite, la situation devient orageuse : une sœur aînée divorcée sceptique quant à l’amour, un père remettant en question sa nouvelle union, une belle-mère remariée deux fois au même homme, sans compter quelques demoiselles d’honneur dévoyées, des garçons d’honneur intenables, et la menace de la pluie…



Avant la fin des festivités, l’amour sera mis à rude épreuve, des scandales éclateront, des cœurs seront brisés et guéris. Un roman poignant, sondant l’institution du mariage, la fidélité et les engagements.

Elin Hilderbrand, c'est de la guimauve!  Des pages et des pages de coeurs tendres, de familles qui s'aiment malgré vents et marées... tous unis en bout de roman.  Ce n'est pas mon premier livre de l'auteure, je connais le principe!  Et j'y reviens à chaque année.  Parce qu'elle tricote tellement bien les portraits de famille, j'ai toujours hâte de connaître les "problématiques" de ses nouveaux personnages!

Donc, nous nous retrouvons dans un cottage sur la côte est américaine où tous ont grandi, passé leurs vacances gardant de bons souvenirs de l'endroit, etc. Chacun a son petit coin, sa cachette pour panser ses blessures: la balançoire accrochée à la branche d'arbre, la boîte de nuit, la plage, la chambre au grenier...  Pour une raison ou une autre, on se retrouve sur cette île pour un événement et parfois pour faire la paix sur de vieilles chicanes.

Un si beau jour, c'est le mariage de Jenna, la cadette de la famille, le bébé inespéré un peu arrivé sur le tard lorsque les trois aînés étaient presque des adolescents. C'est pour cette raison que sa mère, décédée 7-8 ans plus tôt, lui a écrit un journal pour l'accompagner dans ce jour spécial.  C'est touchant, mais ça peut aussi être interprété d'une autre façon: une mère qui veut garder sa poigne sur tout??? Jenna apprécie le geste et par amour pour sa maman, elle suit les conseils... jusqu'à imposer des robes vertes aux demoiselles d'honneur et à payer une fortune pour faire coudre des nappes en lin à la main pour s'agencer à celles que sa mère et sa grand-mère  ont utilisées lors de leur propre mariage.

Un si beau jour, c'est une fin de semaine bien chargée à Nantucket où il se passe surtout beaucoup d'embrouilles... et un mariage.  Peut-être pas mon préféré de l'auteure, mais juste pour le sable dans les draps, les coups de soleil, les soirées en bord de mer et les amourettes d'été, la côte est d'Elin Hilderbrand me fait de l'oeil à chaque année!  

Petite anecdote de lecture de la fan de vernis, les demoiselles d'honneur portent des couleurs de la marque Essie pour leur manucure... je n'ai pu m'empêcher de sourire en lisant "Merino Cool" et "Mademoiselle"!

JC Lattès
ISBN: 9782709645911

dimanche 20 juillet 2014

En ce moment, je lis...



Si à chaque automne, certains attendent le dernier Nothomb, moi j'attends Elin Hilderbrand à chaque été!  Je ne résiste pas à la Côte Est américaine et ses histoires de coeur!

Tout devait être absolument parfait le jour de ce magnifique mariage sur Nantucket, qui unira les familles Carmichael et Graham. Jenna a tout planifié selon les vœux de sa défunte mère qui, avant de mourir, lui a laissé le Journal : un recueil d’instructions spécifiques et détaillées pour l’organisation de ses futures noces. Mais très vite, la situation devient orageuse : une sœur aînée divorcée sceptique quant à l’amour, un père remettant en question sa nouvelle union, une belle-mère remariée deux fois au même homme, sans compter quelques demoiselles d’honneur dévoyées, des garçons d’honneur intenables, et la menace de la pluie…


Avant la fin des festivités, l’amour sera mis à rude épreuve, des scandales éclateront, des cœurs seront brisés et guéris. Un roman poignant, sondant l’institution du mariage, la fidélité et les engagements.

Mon été 2013: Secret d'été
Mon été 2012: Pieds nus
Mon été 2011: L'été sauvage

Et là, je réalise que je n'ai pas encore lu L'été de la deuxième chance!

vendredi 18 juillet 2014

The lowland, Jhumpa Lahiri.

Growing up in Calcutta, born just 15 months apart, Subhash and Udayan Mitra are inseparable brothers, one often mistaken for the other. But they are also opposites, with gravely different futures ahead of them. It is the 1960s, and Udayan–charismatic and impulsive–finds himself drawn to the Naxalite movement, a rebellion waged to eradicate inequity and poverty: he will give everything, risk all, for what he believes. Subhash, the dutiful son, does not share his brother’s political passion; he leaves home to pursue a life of scientific research in a quiet, coastal corner of America. But when Subhash learns what happened to his brother in the lowland outside their family’s home, he comes back to India, hoping to pick up the pieces of a shattered family, and to heal the wounds Udayan left behind–including those seared in the heart of his brother’s wife.

     Suspenseful, sweeping, piercingly intimate, The Lowland expands the range of one of our most dazzling storytellers, seamlessly interweaving the historical and the personal across generations and geographies. This masterly novel of fate and will, exile and return, is a tour de force and an instant classic.

Subhash et Udayan sont nés à 15 mois d'intervalle, ils ont grandi à Calcutta et sont inséparables, mais tout les sépare.  Udayan s'intéresse à un mouvement politique dangereux et devient, en quelque sorte, un terroriste.  Subhash s'intéresse plutôt aux études et part en Amérique.  Entre temps Udayan prend une jeune épouse indienne, ils sont amoureux et elle le supporte dans ses activités politiques.  Subhash s'amourache d'une Américaine séparée, plus âgée et qui a déjà un enfant.  Un jour, une tragédie se produit et Subhash doit rentrer en Inde.  Ce sera l'occasion pour lui de faire un grand geste pour son frère.  Disons qu'il se sacrifie grandement.  Par culpabilité?  Par amour pour son frère?  Peut-être les deux.  Je ne peux vraiment vous en dire plus pour ne pas brûler le punch, mais ce que je vous dirai c'est que ce roman est le pur exemple du fléau que peut causer le manque de communication dans une famille lors d'une situation difficile.  Au moment où chacun devrait épauler l'autre, chacun se renferme de son côté et laisse passer les années jusqu'au moment où rien n'est récupérable. 

C'est un roman triste sur les relations de familles froides, sans sentiments exposés pour réchauffer le coeur des uns et des autres lorsque nécessaire.  J'ai détesté certains personnages (la mère surtout et la belle-fille!!!) pour leur égoïsme et leurs croyances tordues...

C'est un beau roman sur une autre culture plus introvertie que la mienne en tout cas...  Il y a énormément de bonnes critiques du côté anglophone, j'espère qu'il sera traduit (si ce n'est déjà fait, je n'ai pas vérifié!).

ISBN: 9780676979374

mardi 15 juillet 2014

Rue du bonheur, Anna Fredriksson.


Mère célibataire, Johanna lutte pour joindre les deux bouts, tandis que son ex-mari, Calle, a refait sa vie loin d’elle. Il a quitté la ville pour s’installer à Stockholm avec sa nouvelle petite amie – la très sophistiquée et cultivée Fanny – et commencer une carrière couronnée de succès. 

De son côté, Johanna s’inquiète pour ses filles, dont la plus jeune est le souffre-douleur du collège. Pour ne rien arranger, un patient se suicide dans le centre pour toxicomanes dans lequel elle travaille comme aide-soignante, et Calle refuse désormais de lui verser sa pension alimentaire. 

Un beau jour, Johanna gagne vingt millions de couronnes au loto. Sa vie va alors prendre un tout autre chemin. 

Anna Fredriksson nous invite Rue du Bonheur et on s’y sent immédiatement comme chez soi. À la manière de Cédric Klapish ou de Katherine Pancol, elle brosse des personnages si réels, si attachants, à notre image tout compte fait, qu’on ressort euphorique et revigoré de ce séjour chez Johanna, Calle et leurs filles. 

Johanna et ses deux filles habitent dans un petit village où on a vite fait de tourner en rond.  Sara est le souffre-douleur de sa classe et Johanna ne sait plus comment mettre fin à cette situation qui affecte énormément sa cadette.  Kalle, leur père, a refait sa vie à Stockholm et ne partage pas leur quotidien, si ce n'est qu'une fin de semaine à toutes les trois semaines.  Autant dire qu'il est absent!  Mais le jour où Johanna gagne au loto, toute la famille déménage pour se rapprocher de Kalle et de sa nouvelle compagne, Fanny. Pour le mieux?  Pour les enfants, oui!  Pour Johanna, c'est une autre histoire... mais que ne ferait pas une maman poule pour ses petits poussins?!

L'ambiance du roman est très sympathique!  Je ne dirais pas que ce roman est essentiel dans une bibliothèque, mais à sa défense je dirais qu'il offre une certaine proximité avec le réel et l'ordinaire que j'apprécie parfois dans mes lectures, comme si j'étais en train de lire l'histoire d'une voisine, d'une amie et que j'avais hâte de savoir si au final elle s'en sortirait... Kalle est dentiste, Johanna est aide-soignante et Fanny est étudiante.  Des métiers qui ne sont pas hors du commun, ce sont des gens qui essaient d'améliorer leur condition et de tirer le maximum de leur situation, sans plus. Il n'y a pas d'artifices dans ce roman, ce n'est que l'histoire d'une famille déchirée qui essaie de recoller quelques morceaux pour être plus heureux et j'ai bien aimé être témoin de cette reconstitution où tous les membres de cette famille avaient son mot à dire!  

ISBN: 9782207116180
Parution: 13-05-2014
Trad. du suédois par Carine Bruy

mercredi 9 juillet 2014

La vérité sur l'affaire Harry Quebert, Joël Dicker.

À New York, au printemps 2008, alors que l’Amérique bruisse des prémices de l’élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable d’écrire le nouveau roman qu’il doit remettre à son éditeur d’ici quelques mois.
Le délai est près d’expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d’université, Harry Quebert, l’un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d’avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison.

Convaincu de l’innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l’enquête s’enfonce et il fait l’objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d’écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s’est-il passé dans le New Hampshire à l’été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ?

Sous ses airs de thriller à l’américaine, La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert est une réflexion sur l’Amérique, sur les travers de la société moderne, sur la littérature, sur la justice et sur les médias.

"Lorsque vous arrivez en fin de livre, Marcus, offrez à votre lecteur un rebondissement de dernière minute.
-Pourquoi?
-Pourquoi?  Mais parce qu'il faut garder le lecteur en haleine jusqu'au bout.  C'est comme quand vous jouez aux cartes: vous devez garder quelques atouts pour la fin." (p.571)

Un livre dans un livre. Même les remerciements de la fin collent au livre et pas à l'auteur... Brillant!  

Si vous n'avez pas lu au moins 75 billets au sujet de ce livre, c'est que vous étiez dans le coma pendant au moins un an!  Alors, quoi dire de plus?  C'est un excellent roman qui vous tient en haleine jusqu'à la fin et que j'ai mis deux mois à lire (sans perdre le fil! Moi et les briques... Une étoile de plus pour M.Dicker!).

Le livre que j'aurais voulu amener dans mon sac de plage... Mon commentaire n'est pas à l'image de la longueur du roman, mais vous faire un résumé relève de l'impossible pour moi.  Fiez-vous au quatrième de couverture et si ça vous plaît, sautez, vous ne serez pas déçus. 

Out of Dublin, Ethel Rohan.

  • Out of Dublin, a survivor’s captivating story of loss, abuse, and resilience, is a stunning short memoir told with startling honesty and vulnerability. Perhaps what’s most arresting about this work, above its unique voice, above its call to end silence, is the depth of its author’s capacity for compassion, love, and forgiveness.
Shebooks offre de courtes histoires écrites en anglais par des femmes pour des femmes en format e-book.  Out of Dublin ne comporte que 34 pages et raconte principalement la mort des parents de l'auteure à 3 mois d'intervalle.  Quelques souvenirs de jeunesse s'ajoutent également au texte.  Née dans une famille de 8 enfants d'une mère devenue aveugle très jeune et schizophrène, les anecdotes ne manquent pas dans ce récit.  Malheureusement, cette famille n'a pas été des plus unies et c'est peut-être pour cette raison que l'auteure s'est envolée vers San Francisco à l'âge de 22 ans...  Ethel Rohan est fait très peu mention, mais elle dit surtout que c'est à ce moment qu'elle a été la plus heureuse dans sa vie.  Significatif!

Sheebooks est une belle initiative, on y trouve de la bio, de la fiction et du style plus journalistique.  La principale qualité de cette collection c'est qu'elle offre des textes courts qui peuvent être une belle transition à peu de frais entre deux romans. Certains sujets peuvent vous interpeller plus que d'autres. Un bon concept.

Le site d'Ethel Rohan, ici.
Le blogue Shebooks

lundi 7 juillet 2014

En ce moment, je lis...

Un livre gagné chez Goodreads de Random House Canada et qui figurent sur tous les palmarès depuis sa sortie... Je ne crois pas qu'une traduction française existe à ce jour.




An international bestseller and finalist for the Man Booker Prize and the National Book Award, The Lowland is the powerful new novel from Pulitzer Prize winner and #1 New York Times bestselling author Jhumpa Lahiri. Two brothers bound by tragedy; a fiercely brilliant woman haunted by her past; a country torn by revolution: set in both India and America The Lowland explores the price of idealism, and a love that can last long past death. Now in paperback. 


     Growing up in Calcutta, born just 15 months apart, Subhash and Udayan Mitra are inseparable brothers, one often mistaken for the other. But they are also opposites, with gravely different futures ahead of them. It is the 1960s, and Udayan–charismatic and impulsive–finds himself drawn to the Naxalite movement, a rebellion waged to eradicate inequity and poverty: he will give everything, risk all, for what he believes. Subhash, the dutiful son, does not share his brother’s political passion; he leaves home to pursue a life of scientific research in a quiet, coastal corner of America. But when Subhash learns what happened to his brother in the lowland outside their family’s home, he comes back to India, hoping to pick up the pieces of a shattered family, and to heal the wounds Udayan left behind–including those seared in the heart of his brother’s wife.



     Suspenseful, sweeping, piercingly intimate, The Lowland expands the range of one of our most dazzling storytellers, seamlessly interweaving the historical and the personal across generations and geographies. This masterly novel of fate and will, exile and return, is a tour de force and an instant classic.

jeudi 3 juillet 2014

La petite reine de Bahia, Alejandro Reyes.

À tout juste dix ans, Maria Aparecida est d’une beauté rare, et il émane d’elle une joie de vivre contagieuse qui séduit tous ceux qui la rencontrent. Après la mort de sa mère, elle déménage à Bahia pour gagner sa vie en vendant des cacahuètes et en cirant des chaussures. 



Un jour, elle fait la connaissance de Betinho, jeune homosexuel à peine plus âgé qu’elle. Lui aussi a été sacrément cabossé par la vie. Il sera le frère, l’ami, l’allié de la petite fille. Le jour où un flic véreux décide que Maria Aparecida est en âge de se prostituer pour des touristes étrangers, les deux gamins décident de s’enfuir. 



Magnifique mélodrame inspiré d’une histoire vraie, La petite reine de Bahia est le récit âpre et dur d’une amitié indestructible qui éclôt au milieu du chaos. Maria et Betinho, ces oubliés de la vie qui transitent dans les bas-fonds de Salvador, incarnent ce Brésil mystérieux, sensuel, misérable et insouciant à la fois. 

Époustouflant!  L'Homme est fort, il peut supporter presque quotidiennement les pires humiliations et encore aspirer à de petits bonheurs...

Le Brésil dépeint par Alejandro Reyes est à des milliers de kilomètres des belles plages au sable fin et du carnaval où la musique, la samba et les costumes colorent les nuits chaudes d'un pays aux paysages de rêve.

"...toute une vie à être considéré et traité comme de la merde, parce que pédé, enfant des rues, travesti, un insecte qu'il faut écrabouiller, un déchet bon à jeter." (p.389)

Les mots de ce roman expriment énormément de violence sans être trop explicites.  Il n'aurait pas été nécessaire d'en ajouter car toute la souffrance de Maria Aparecida et Betinho transperce chaque page du roman! Élevés à la dur, ils se sont connus au travers des cafards, des rats, des mécréants et des pires atrocités que la terre a malheureusement à offrir.  Ils ont fait un bout de chemin ensemble partageant un peu de joie entre les passes, le vol à l'étalage et la vente de petites objets aux touristes pour survivre. Leurs chemins en ont croisé d'autres, mais jamais pour améliorer leur sort.  Maria Aparecida et Betinho se sont aussi perdus pendant un bon moment, cherchant l'amour pour ne trouver que la trahison, cherchant la lumière pour ne trouver que des coins encore plus sombres...  Ce sont des histoires tristes inspirées de vraies personnes et c'est ce qui est encore plus désolant.

Non, ce n'est pas un roman réjouissant, c'est un roman qui met la lumière sur ce que vivent des millions d'enfants sur cette terre!  De jeunes victimes irrécupérables parce qu'ils auront vécu, en très peu de temps, des milliers de fois ce que vous et moi ne vivrons jamais!

La seule chose que je déplore de ce roman, c'est la traduction avec les expressions tirées du jargon français qui ont parfois suscité quelque interrogations chez moi...  Je peux comprendre que dans certains cas, les mots choisis servent à exprimer une certaine dureté ou telle réalité, mais le lecteur québécois moyen qui n'a pas l'habitude éprouvera quelques difficultés.  "Je te chope"  Quelqu'un peut m'expliquer?

Outre cela, c'est un roman à lire pour ne pas rester indifférent à ce monde souterrain que l'on repousse dans les favelas dans le cas du Brésil.

ISBN: 9782207117071
Parution: 05-05-2014
Trad. de l'espagnol (Mexique) par Alexandra Carrasco

La minute fi-fille...

se met à l'orangé!


Essence 145 Flashy pumpkin

Et coupe un peu avec quelques paillettes, parce que c'est BEAUCOUP d'orange!!!  Si vous croisez une citrouille aussi flash, ne la mangez pas, je crois qu'elle est toxique...