mardi 25 novembre 2014

La minute fi-fille...

... se met à l'apéro à l'italienne!
 
 
 
Si votre hôte ici présente se contentera d'un verre de bière, de vin ou de bulles à l'apéro, elle avait envie de faire un peu plus extravagant pour le temps des Fêtes!  C'est ici qu'entre en scène le Negroni, mon semblant de verre old-fashioned, mes glaçons en forme de poisson et la recette de l'espace cocktails SAQ:
 

 

ingrédients


 
  • 30 ml (1 oz) de dry gin
  • 30 ml (1 oz) de liqueur amer (type Campari)
  • 30 ml (1 oz) de vermouth rouge
  • Glaçons
  • 1/2 rondelle d’orange

préparation


  1. 1 Dans un verre old-fashioned contenant quelques glaçons, ajouter tous les ingrédients, sauf la demi-rondelle d’orange.
  2. 2 Remuer à l'aide d’une cuillère à mélange.
  3. 3 Garnir d’une demi-rondelle
 
 
Ça vous réchauffe l'intérieur en un clin d'œil!  Si la tranche d'orange est suggérée autour du verre, moi je l'ai finalement mise dedans pour trancher un peu le goût amer du Campari... me voilà un peu plus festive, j'ai presque le goût de faire mon sapin de Noël, là tout de suite!!!
 
Voilà Marie-Claude, je me suis gâtée!!! Merci pour l'idée et tu es maintenant la bienvenue chez moi pour un petit coquetail... Oups! Est-ce que j'en ai pris qu'un seul moi là?

Vous êtes tous jaloux de mon jetpack, Tom Gauld.

Un livre dans lequel littérature,
culture populaire et histoire sont travestis
pour le plus grand plaisir du lecteur.
 
Dans quel univers loufoque se côtoient les sœurs Brontë et les jeux vidéo, Dan Brown et Shakespeare, comme si les frontières entre les mondes classique et contemporain n’existaient plus ? Dans celui de Tom Gauld, bien sûr ! Découvrez-le dans Vous êtes tous jaloux de mon jetpack, une bande dessinée tout en humour présentant une panoplie de personnages plus drôles les uns que les autres. Vous y ferez des rencontres inoubliables, notamment avec une fée marraine féministe, un robot qui récite des haïkus et une souris qui s’attaque à la lecture de Joyce.
 
Parsemé de références littéraires humoristiques, d’observations surprenantes sur le monde – tant historiques que politiques –, et de représentations insolites du futur, cet album déclenchera les rires à coup sûr !

À lire cet ouvrage très original, je constate que je manque sévèrement de culture populaire! Mais ce "léger" détail est loin de m'avoir empêchée d'apprécier chaque page de cette bande dessinée.  Comme je possède maintenant environ cinq BD dans ma bibliothèque, je suis loin d'être bien placée pour parler de ce genre de littérature.  Donc, ce qui compte pour l'inculte que je suis (et probablement pour les autres aussi) c'est de rire plus souvent qu'autrement, de passer un bon moment et d'avoir quelque chose d'intéressant devant les yeux.  Finalement, la commande n'est pas si exigeante, mais tout de même importante, surtout lorsqu'on est pas du tout adepte de la BD.
 
Tom Gauld a parfois un humour subtile ou carrément très présent.  Il commence très fort avec les chaises chez le psy qui me font encore rire bien après la fin!  Les discussions entre les personnages sont parfois si savoureuses que le dessin devient presque accessoire et parfois, c'est l'inverse.  Un beau mélange pour ce petit livre que je dirai presque de collection tellement il est beau... un peu comme tous les autres livres chez Alto!
 
Ce truc sent le cadeau de Noël à plein nez... Soyez plus originaux que le petit boxeur ou la traditionnelle cravate!
 
Alto
ISBN: 978-2-89694-176-6

Quel spectacle, Ovide! Carrie Weston et Tim Warnes.

Mademoiselle Cocotte annonce une grande nouvelle à la classe : il y aura un spectacle de fin d'année! Tous les animaux se mettent donc à l'ouvrage et pratiquent sans relâche jusqu'au jour tant attendu. Mais, malheur! Madame Duvet et sa garderie se sont enlisées dans la boue et ne pourront assister à l'événement. Heureusement, Ovide trouve une solution et devient la vedette sur scène et hors scène!

Que peut faire un gros grizzly poilu et terrifiant dans un spectacle de petits animaux mignons?  Mademoiselle Cocotte réalise assez rapidement qu'Ovide chante trop fort et qu'il danse dangereusement mal auprès de ses minuscules copains!  Vite fait, elle mise sur les autres talents d'Ovide... ouf!  Il sait peindre un décor et il a certainement assez de force pour tirer un tracteur enlisé dans la boue...  Mademoiselle Cocotte est une enseignante exemplaire pour requinquer l'estime de soi d'Ovide face aux talents évidents de ses camarades de classe. Je l'adore! Puis avec sa cape rouge de super héros, indispensable pour séduire fiston, Ovide devient rapidement la vedette!

Trois autres albums sont également disponibles dans cette collection: Ovide a la varicelle, Ovide en camping et Ovide à l'école.  Avec de jolies petites bêtes, on ne se trompe jamais auprès des enfants et surtout lorsque ceux-ci ne sont pas que des figurants dans l'histoire puisqu'ils se permettent de passer des commentaires... Tout à fait charmant!

3 à 6 ans
Scholastic
ISBN: 978-1-4431-2656-4

Sous les étoiles, Mary Lyn Ray et Marla Frazee.

Quand la première étoile apparaît, on sait qu’il fera bientôt nuit.
Aussitôt qu’on en voit une, une autre se met à briller, puis une autre et une autre encore.

Ainsi, la nuit ne semble pas aussi noire.

Imagine que tu puisses attraper des étoiles...

Mary Lyn Ray est l’auteure de plusieurs albums illustrés pour enfants. Ses textes sont souvent complimentés pour leur lyrisme et leur profondeur. Dans ses œuvres, elle développe souvent la relation entre l’homme et la nature.

Marla Frazee a illustré de nombreux livres dont All the World de Liz Garton Scanlon, qui a reçu un honneur Caldecott en 2010 et A Couple of Boys Have the Best Week Ever , qui a reçu un honneur Caldecott en 2009. Elle vit avec sa famille à Pasadena, en Californie.
      
 
Un album fait sur la hauteur pour laisser toute la place aux étoiles.  Celles qui nous portent bonheur, celles que l'on voit dans les objets, le ciel, le jardin et celles que l'on se mérite.  Les flocons de neige, les aigrettes de pissenlits, les boutons, partout il y a des étoiles. 
 
Une étoile dans la poche pour nous réconforter, une étoile dans le ciel pour nous émerveiller, une étoile sur le calendrier pour nous rappeler un événement.  Un bel album sur toutes les possibilités de rencontrer une étoile. 
 
Des mises en scènes avec des enfants qui enchanteront vos petits mousses.  Un album universel parce que tout le monde regarde les étoiles dans le ciel et cela, peu importe la signification qu'elles peuvent avoir ailleurs dans nos vies.  Donc, ne cherchez pas l'étoile à la tête du sapin de Noël!  Ici, il n'y en a pas...
 
3 à 7 ans
ISBN: 978-1-4431-2945-9

lundi 24 novembre 2014

En ce moment, je lis...

Martin Michaud, Zola et Les blondes... mais comme celui-ci vient d'arriver pour moi à la bibliothèque, je le commence!  On compare l'auteure à Colleen McCullough et Tamara McKinley, c'est tout pour me convaincre!  Nouvelle-Zélande, Maoris... euh je suis encore plus vendue!!
 
 
 
« La légende veut que les premiers Maoris arrivèrent en pirogue depuis la Polynésie. La première image qu’ils eurent de la Nouvelle-Zélande fut cette île enveloppée d’un long nuage blanc. D’où le nom qu’ils lui donnèrent. »

Londres, 1852. Helen, préceptrice de deux enfants dans une riche famille, répond à une annonce qui propose à des jeunes femmes de partir épouser des Britanniques installés en Nouvelle-Zélande.
Sur le bateau qui la mène à Christchurch, elle se lie avec Gwyneira, une jeune noble galloise qui immigre à cause des difficultés financières de son père.

L’amitié entre les deux femmes sera indéfectible malgré les épreuves, les désillusions et la haine, surtout, qui déchirera leurs deux familles. Mais elles auront la joie de voir leurs enfants s’unir et inventer une nouvelle vie, en osmose avec les autochtones et la nature.

Le Pays du nuage blanc, à la faune et à la flore hors du commun, est un personnage à part entière de cette « saga grandiose sur la colonisation de la Nouvelle-Zélande et la culture des Maoris. » (Der Spiegel)

La chair decevante, Jovette Bernier.

Sur l’écran, sous les feux de la rampe, la souffrance est divine pour la foule. La même souffrance dans la rue et dans les chambres closes, cela s’appelle du déshonneur. [...] Il y a quelque chose de plus fort que le courage, la tendresse, le dévouement, le sacrifice; il y a plus fort que toi, l’Amour, et toi, la Mort; plus fort que tout, plus fort que vous tous, il y a la Vie.

Journaliste, romancière et poète, Jovette Bernier a publié cinq recueils de poésie, deux romans et un essai, en plus de collaborer à diverses revues dont La Tribune de Sherbrooke et Châtelaine. Avec la publication de La chair décevante en 1931 , elle devenait la pionnière du roman psychologique au Québec.
 
Même si je lis beaucoup, je ne peux pas dire que j'accorde une grande place à nos classiques québécois.  Dans le kiosque de Fides au salon du livre de Montréal, j'ai découvert une collection intéressante pour combler ma grande lacune!  Entre les Félix Leclerc et Nelligan de ce monde, ce tenait Jovette Bernier.  Qui est-elle?  Disons que c'est une des premières femmes québécoises à écrire un roman où le personnage féminin conçoit un enfant hors mariage.  Rien d'excitant de nos jours, mais imaginez le scandale en 1931 lorsque ce roman a été publié pour une première fois...  Pas de scènes explicites, seulement des actes reprochables à repérer entre deux lignes.  Donc, beaucoup de suggestion mais aussi beaucoup de réflexion de la part de Didi qui réalise le poids de sa situation bien après que son fils illégitime ait franchi la majorité.  Il va s'en dire que pour l'époque, ce roman sortait de l'encadrement catholique de mise.
 
"Jadis, les aventures auraient plu.  Jadis j'étais Didi Lantagne qui faisait pâlir les hommes de désir et cambrait sa taille en les refusant.  Fini cet orgueil de femme qui se plaisait à enlever à d'autres femmes leurs amants pour n'en faire que des adorateurs et les repousser" (p.45)
 
Une petite peste cette Didi en plus d'être rêveuse et amoureuse... On ne peut presque rien lui reprocher sauf d'être née avant son temps!
 
Donc, un roman d'une autre époque avec un style d'écriture différent, un peu moins facile d'approche mais qui sert très bien le texte en laissant supposer que...
 
Un classique québécois qui se doit au moins d'être votre bibliothèque pour ce qu'il représente.
 
ISBN: 9782762138603

Souris, tu viens au cinéma? Laura Numeroff et Felicia Bond.

La souris de l'album Souris, tu veux un biscuit? est de retour juste à temps pour Noël! Cette fois, Souris va au cinéma. Et chacun sait que si tu invites une souris au cinéma, elle voudra du maïs soufflé… Et qu'une fois qu'elle aura son maïs soufflé, elle voudra en faire une guirlande qu'elle pourra accrocher dans l'arbre...
 
Sous forme d'enchaînement d'idées, le maïs soufflé est le point de départ pour toute une série d'activités.  Cette petite souris a de la suite dans les idées et son copain ne sait plus où donner de la tête pour la suivre dans cette aventure.  Parce qu'une fois qu'on a eu l'idée de faire une couronne de maïs, il faut un sapin et ce sapin, il est dans la neige et qu'est-il amusant de faire dans la neige? Un bonhomme de neige... et tant qu'à être dans la neige, aussi bien faire une bataille de boules de neige, non?  Mais ça épuise tout cela, il faut alors se réchauffer et se reposer un peu avec de la musique de Noël, se mettre dans l'ambiance et fabriquer des décorations de Noël... en quoi?  Oui, en maïs! Et c'est reparti pour une tournée!!!
 
Ce petit album est à l'image de nos petits mousses.  Les idées fourmillent dans leur jolie tête et celles-ci sont à leur portée.  Vous verrez qu'aller au cinéma, ce n'est pas si simple!  Laura Numeroff et Felicia Bond n'en sont pas à leurs premières armes Souris, tu viens au cinéma? est le sixième album exploitant ce concept amusant qui permet aux enfants de développer l'association d'idées.  Gaspard le chat, Marcel l'orignal et Benji  le chien sont aussi de la partie et ils ont la dent sucrée, allez les rencontrer sur le site de Scholastic.
 
3 à 7 ans
ISBN: 978-1-4431-3866-6

dimanche 23 novembre 2014

Le salon du livre de Montréal... le retour.

Imaginez le jour où vous auriez la chance d'aller sur le plateau de tournage de votre téléroman préféré et où vous auriez la chance d'embrasser votre comédien chouchou (sur la joue hein!); où vous auriez la chance de dire à votre comédienne adorée que vous admirez son travail; où vous auriez la chance de remercier vos idoles parce que le 30 minutes - 1 heure de sainte paix que vous avez réussi à gratter dans votre journée leur appartient, que ces minutes sont très précieuses pour vous et que grâce à eux, vous  oubliez tout le reste...  Et osez imaginer le bonheur que vous ressentiriez après 6 mois, 1 an si ces gens se souvenaient encore de vous! 
 
Ça peut vous paraître ridicule.  Et bien moi, c'est ce que je vis à chaque salon du livre!  Je pourrais vous mettre une photo de ma passe "média" que j'ai osé demander cette année après 8 ans de bloguage intensif; je pourrais vous mettre des photos de ces auteurs rencontrés que je chéris pour leur grand talent à me divertir et à me faire rêver; je pourrais vous faire la liste complète de ces relationnistes indispensables, motivées et fières de leur maison d'éditions que je me fais un devoir d'aller remercier en personne pour leur confiance et leur générosité; je pourrais vous dire qu'une lectrice de mon blogue m'a reconnue et que je n'en suis pas peu fière (bonjour Pistache!); je pourrais vous dire que j'ai croisé de grandes personnalités du Québec et d'autres blogueuses tout aussi charmantes; je pourrais vous dire que j'ai rapporté plus de livres que mes épaules en demandent; je pourrais vous dire que j'ai presque pleuré d'émotion devant une auteure tellement son livre m'avait touchée; je pourrais vous dire que je rougis encore devant tous ces artisans du livre que j'admire énormément... mais, ce que je voudrais surtout vous dire, c'est que le jour où j'ai fermé ma sacrée-sainte télé pour ouvrir un livre, ce fut la meilleure décision à prendre.  Je ne vous dirai jamais assez combien c'est une richesse d'aimer lire!
 
Puis, il n'y pas que la loto qui change une vie... hein Karine, ma fidèle complice de salon?! :o)
 
Ce soir, je flotte encore sur mon petit nuage même si je suis extrêmement épuisée.  Il n'y a que moi pour penser que si je n'arrive pas à dormir dans mon lit, j'arriverai à dormir dans un lit d'hôtel... neni neni!
 
P.S. De grâce, ne comptez pas les fautes dans ce billet!!! Merci et bonne nuit!

vendredi 21 novembre 2014

Quoi de neuf dans la PAL?

Beaucoup de livres jeunesse cette semaine, c'est fiston qui sautille de joie... et maman aussi!
 
 
Les malins (non sollicité, mais fait étrange... la BD m'intéresse plus que le roman de la même série! Billet ici.)


Denoël (j'ai craqué pour la couverture!)


Denoël (réédité, ce roman est paru pour la première fois en 1983.  Billet ici.)





Scholastic (4 albums pour l'hiver, Noël ou juste pour le plaisir!)


Beep Beep (mon billet ici)


Folio (tellement entendu parler de ce livre que je dois le lire!)

Bonne fin de semaine et bon salon du livre de Montréal!

La route qui mène à la ville, Natalia Ginzburg.

Hommage magnifique d’une romancière à une autre, Marie Darrieussecq salue le don d’observation de Natalia Ginzburg, qui éclate impitoyable et lucide à chaque ligne.

En Italie dans les années 40, Delia grandit entourée de ses frères et sœurs. Dans la maison crasseuse et trop étroite, où le gramophone joue en boucle le même air entêtant, il n’y a que le vide et l’absence de désir. Alors, pour tromper l’ennui ou pour s’inventer des rêves, Delia emprunte chaque jour la route qui mène à la ville.
L’Italienne Natalia Ginzburg compose un court roman au cordeau, qui se niche au plus près des sentiments humains.

– Qui donc s’ennuie? Moi, je ne m’ennuie pas du tout, dit-il, et il se mit à rire en me prenant par le bras. Donc tu t’ennuies? Et pourquoi? Tout est si beau.
   
 
Un petit roman d'époque sur la jeunesse des années 40 en milieu pauvre.  Pas de grands fracas, juste le quotidien d'une jeune fille qui se fait belle et sort en ville pour fuir une mère à bout de souffle et des frères insignifiants. Delia rêve d'amour, mais surtout d'attention.  Giulio lui en offre en échange de petites visites dans la pinède.  Ce qui devait arriver arriva...  Élévé dans une famille à l'aise, promis à une carrière de médecin, celui-ci se voit dans l'obligation d'épouser Delia.  Mais Delia a le cœur partagé en deux entre Nini, un cousin qu'elle connaît depuis toujours et ce Giulio, une amourette d'été... parce qu'il faut bien se marier un jour et le plus tôt sera le mieux.  Elle n'a que 17 ans et ceci la met dans un état de tristesse absolue.  Sa situation sème le dégoût chez les autres. 
 
Ce n'est pas un roman très rose, mais sans être déprimant non plus.  Il exprime l'impuissance d'une jeune fille face à sa situation familiale et pour laquelle elle ne voit qu'une seule solution: le mariage.  La route est sinueuse et ardue pour y arriver.  On mord dans la poussière avec elle.  Delia n'est que trop immature pour tout cela et sans ressources, tout simplement.

Denoël                                                                                                                                                                      
Trad. de l'italien par Georges Piroué. Préface de Marie Darrieussecq
ISBN : 9782207118009
Collection Empreinte
Parution : 09-10-2014

jeudi 20 novembre 2014

Beep Beep à Paris / in Paris, Pauline Lévêque.

Beep Beep est une petite voiture rouge, drôle et attachante, toujours prête à vivre de nouvelles aventures.  Cette fois, Beep Beep a décidé de découvrir Paris.  À peine arrivée en France, elle rencontre Chocolat, un chat sympathique et gourmand, qui va l'accompagner tout au long de son voyage.  De la Tour Eiffel à Montmartre en passant par les bateaux Mouches, les deux amis vont bien s'amuser.  Et vos enfants aussi en découvrant leur histoire!

Une visite bilingue à Paris, pourquoi pas? Les dessins sont sublimes... au point de vouloir les découper et les encadrer dans la chambre de fiston! I love it!



Dans les rues de Paris, Chocolat fait découvrir ses coins favoris à Beep Beep, une petite voiture rouge égarée.  En plus de faire voyager nos enfants, cet album les initie à la beauté du dessin et à la langue anglaise.  Un trois dans un, difficile de faire mieux!  Une illustration (magnifique!!!) sur chaque page et deux colonnes de texte sur l'autre facilitant ainsi la lecture dans la langue choisie. 
 
Pauline Lévêque est une journaliste française qui habite maintenant New York.  Fille de peintre, elle a hérité du talent paternel et ses textes sont tout aussi pertinents.  Beep Beep est le premier d'une série qui nous amènera plus tard à New York, Londres et Rome. Je serai du voyage et fiston également qui s'intéresse de plus en plus aux mots et pas rien qu'en français...  Une belle découverte car je ne connaissais pas du tout cette série de qualité.

2 à 6 ans
Beep Beep

Qui aidera le Père Noël? Jerry Pallotta et David Biedrzycki.

Cette année, le père Noël a vraiment trop de travail. Qui donc pourra l'aider à fabriquer les jouets? Des dragons? Des fées? Des momies? Des lutins?
Une histoire originale et drôle qui fera rêver les jeunes lecteurs au temps des fêtes.
Jerry Pallotta était à la recherche d’idées créatives pour enseigner l’alphabet à ses enfants. À l’âge de 32 ans, ses découvertes l’ont conduit à écrire et à publier son premier livre. Depuis, il a écrit plus de 20 livres sur l’alphabet ainsi que des manuels créatifs pour enseigner les mathématiques de base.

David Biedrzycki travaille comme illustrateur depuis1981. Ses œuvres ornent de nombreuses revues, couvertures de livres, affiches et divers produits d’emballages. Il a illustré son premier livre jeunesse en1996. Il écrit et illustre maintenant ses propres albums et se rend dans plus de 70 écoles par année.
 
À cette période de l'année, le Père Noël et la Mère Noël ont un tâche colossale.  Des milliers et des milliers de demandes proviennent des enfants du monde entier.  Comment pourront-ils arriver à répondre à tout ce courrier?  C'est simple, le Père Noël embauche!  Mais trouver du personnel qualifié n'est pas de tout repos non plus.  Le yéti est trop gros pour entrer dans l'atelier de jouets, les farfadets partent à la chasse aux arcs-en-ciel dès qu'ils en voient un, les extraterrestres ne savent fabriquer que des vaisseaux spatiaux, les licornes ne peuvent utiliser les outils avec leur sabots et les sirènes sont efficaces, mais comme elles travaillent sous l'eau, tous les jouets sont mouillés! Ah! la la...  Il y a bien une solution, non?!  Et bien oui, ne vous inquiétez pas... Père Noël et Mère Noël ne partiront pas en retard pour leurs vacances dans le Sud!
 
Couleurs primaires convenant parfaitement au temps des Fêtes et texte simple... pas de besoin de plus quand tout est dans les illustrations grand format.  Un album que l'enfant peut regarder seul pour comprendre les problématiques du Père Noël.
 
À moins que vous ne travailliez déjà avec une bande joyeux lutins, vous pouvez toujours postuler pour aider le Père Noël! HO HO HO
 
 
3 à 8 ans
ISBN: 978-1-4431-3869-7
 
 

mardi 18 novembre 2014

On ne voyait que le bonheur, Grégoire Delacourt.

« Une vie, et j’étais bien placé pour le savoir, vaut entre trente et quarante mille euros.
Une vie ; le col enfin à dix centimètres, le souffle court, la naissance, le sang, les larmes, la joie, la douleur, le premier bain, les premières dents, les premiers pas ; les mots nouveaux, la chute de vélo, l’appareil dentaire, la peur du tétanos, les blagues, les cousins, les vacances, les potes, les filles, les trahisons, le bien qu’on fait, l’envie de changer le monde.
Entre trente et quarante mille euros si vous vous faites écraser.
Vingt, vingt-cinq mille si vous êtes un enfant.
Un peu plus de cent mille si vous êtes dans un avion qui vous écrabouille avec deux cent vingt-sept autres vies.
Combien valurent les nôtres ? »

À force d’estimer, d’indemniser la vie des autres, un assureur va s’intéresser à la valeur de la sienne et nous emmener dans les territoires les plus intimes de notre humanité. Construit en forme de triptyque, On ne voyait que le bonheur se déroule dans le nord de la France, puis sur la côte ouest du Mexique. Le dernier tableau s’affranchit de la géographie et nous plonge dans le monde dangereux de l’adolescence, qui abrite pourtant les plus grandes promesses.
 
Depuis sa sortie cet été, ce roman a beaucoup été commenté sur les blogues.  Je n'ai lu aucun des billets publiés à son sujet et je n'avais pas lu le quatrième de couverture avant d'ouvrir la première page.  J'ai lu ce roman en me fiant au bonheur de lecture que j'avais éprouvé en lisant La liste de mes envies, le roman précédent de Grégoire Delacourt.  OUF!  L'auteur nous entraîne ici dans un registre totalement différent, tellement plus sombre, tellement plus introspectif!  Je vous le dis tout de suite, j'ai eu les frissons dans la dernière page... pas de violence, que du beau, mais en lisant tout le cheminent des personnages derrière ce moment, je me suis demandé si j'aurais été capable d'autant de courage.
 
Difficile de vous parler du dénouement sans dévoiler l'intrigue qui vous bouleversera comme moi, j'en suis certaine.  Il est question de relations complexes entre les membres d'une même famille, mais surtout des failles qui composent chaque relation et dirigent chaque action.
 
"Nous n'avions plus de maman, je crois.  Quand elle est partie, le jour de l'enterrement, elle a emporté avec elle l'idée même d'une famille, d'une maison." (p.193)
 
Beaucoup de mots, beaucoup de descriptions, beaucoup de sentiments, c'est un roman français par ses repères, ses lieux et son langage.  D'ailleurs, j'ai lancé un appel sur FB pour une phrase qui me donne l'impression de parler une langue étrangère.  Les avis étaient partagés, même en France!  Alors, si quelqu'un peut m'expliquer le sens de cette phrase, je serais ravie - "Je te souhaite de caner en baguant" (p.87).
 
Comment un homme qui a semé le bien peut semer le mal?  Antoine est un homme simple qui n'ose pas... Comment a-t-il pu faire cela?  Je vous laisse peut-être en suspens sur cette question, mais c'est un roman très fort sur la psychologie humaine qui se lit en quelques heures.  Moi qui croyais que Grégoire Delacourt était un one time success avec La liste de mes envie, il n'en est rien.  L'homme a de grandes choses à nous raconter et je serai au prochain rendez-vous!
 
ISBN: 9782709647465

lundi 17 novembre 2014

La vie compliquée de Léa Olivier, Catherine Girard-Audet.

Dans ce premier tome, on suivra le départ de Léa et son installation à Montréal. On la verra traverser des épreuves telle que l’intégration dans une nouvelle école et un nouveau milieu, les difficultés d’un amour à distance et les désavantages d’avoir un grand frère trop beau et trop cool!

Léa est une jeune adolescente qui quitte son village, son chum Thomas et sa best Marilou pour aller vivre à 400 kilomètres de là, soit Montréal!  Son ancienne vie lui manque et son frère Félix semble s'adapter plus rapidement qu'elle.  Une nouvelle ville peut sembler être une aventure palpitante, mais quand le cœur n'y est pas, c'est moins réjouissant!  Léa s'ennuie de Thomas, les relations à distance ne sont pas faciles.  Tranquillement, elle se fait de nouveaux amis et sa vie se complique un peu... 
 
Je le répète souvent, je ne suis pas le public cible pour la littérature jeunesse et encore moins pour la BD, mais celle-ci m'a plu par sa façon de traiter les amourettes de jeunesse.  Lorsqu'on a 14-15 ans, on pense toujours qu'on n'aimera plus jamais après la première rupture!  C'est un peu la fin du monde, non?  Léa n'est pas différente, c'est un personnage réaliste qui passe à travers ce mauvais quart d'heure comme n'importe laquelle jeune fille le ferait.  Mon côté anti-superhéros est satisfait, elle est selon moi, un bel exemple pour toutes ces adolescentes qui voient leur monde s'écrouler.
 
Entre la littérature pour adolescent et la chick lit pour adulte (en très soft!), je me suis un peu mise à la place de cette jeune fille qui a perdu tous ses repères et j'ai passé une bonne heure en sa compagnie et les étudiants de sa nouvelle école.
 
ISBN: 978-2-89657-231-1

La patience du franc-tireur, Arturo Perez-Reverte.

Un éditeur charge Alejandra Varela, spécialiste de l'art urbain, de retrouver Sniper, graffeur célèbre pour son talent exceptionnel et ses actions de rue à la limite de la légalité et de la guérilla. Elle doit lui proposer, en même temps qu'une édition de ses œuvres, une grande rétrospective au MoMA. Mais personne n'a jamais vu le visage de Sniper ni ne sait où il se trouve. De Madrid à Lisbonne, de Vérone à Naples, Alejandra se lance alors sur ses traces et se retrouve prisonnière d'un piège mortel à mesure qu'elle comprend les véritables objectifs des performances stupéfiantes de cet artiste radical.
 
Après Le Peintre de batailles, Arturo Pérez Reverte revient à l'un de ses thèmes de prédilection en interrogeant, au fil d’une traque haletante et impitoyable dans l'univers du graffiti, la fonction de l’art aujourd’hui, pure beauté ou objet de spéculation, et les nouvelles formes de rébellion dans nos sociétés occidentales mondialisées.
Arturo Pérez-Reverte est né à Carthagène, Espagne, en 1951. Il a été grand reporter et correspondant de guerre pendant vingt et un ans. Ses romans sont des succès dans le monde entier et plusieurs d’entre eux ont été portés à l’écran. Il partage aujourd’hui sa vie entre l’écriture et sa passion pour la mer et la navigation. Il est membre de la Real Academia Española de las Letras.
 
Troisième lecture pour ma participation au Club de lecture de Châtelaine, c'est un roman que j'ai beaucoup aimé pour les balades dans les villes d’Espagne et d’Italie    Lex traque sans relâche Sniper, le célèbre graffeur dont la tête est mise à prix.  Elles sont intéressantes pour leur  côté culturel.  Le roman m’a donné envie de me mettre à la recherche des graffitis dans les rues de ma ville.  Le roman offre également une belle puverture sur l'art contemporain.
Par contre, j'ai beaucoup moins apprécié le ton prétentieux des nombreux dialogues de tous les intervenants et graffeurs rencontrés par Lex sur le fait que le graffiti soit de l’art ou pas, ces discussion m’ont beaucoup ennuyée.  La direction que prennent les événements à la toute fin m’a aussi très déçue; la quête étant devenue trop personnelle pour Lex, j’ai senti que la fin ne collait pas avec le reste du bouquin.
 
Bien que je possède Reine du sud et Le capitaine Alatriste dans ma bibliothèque, je n’avais jamais lu cet auteur.  Il faudra que je lui accorde une autre chance puisque je sais qu'il est un auteur reconnu mondialement.  En attendant, j'offrirai cette copie à quelqu'un qui saura certainement l'apprécier mieux que moi...
 

vendredi 14 novembre 2014

Quoi de neuf dans la PAL?


Hurtubise (ça nous changera de Ricardo... petit accent sexy en prime! Mon billet ici.)


Livre de poche ("esprit d'hiver!"  une expression qui existe vraiment au Québec pour dire put**n d'hiver!)
 
 
 
Livre de poche (un achat impulsif que je ne regrette pas pour l'instant!)

Jessie Elliot a peur de son ombre, Élise Gravel.

«Mon nom est Jessie Elliot. Je suis une nerd et je suis toujours en train de lire, surtout des bandes dessinées d’Archie. C’est mon dernier été en tant qu’enfant. À l'automne, j’entrerai à l’école secondaire, à la polyvalente Maisonneuve. Là-bas, les jeunes se donnent tous des airs de je-m’en-foutistes. Ils trainent avec leur face suintante et leurs yeux maquillés comme des ratons laveurs en se lançant des insultes. Ils fument des cigarettes, s’imaginant sans doute qu’ils ressemblent à des vedettes de hip-hop. Peut-être qu’il y a une réaction chimique dans le cerveau humain qui se déclenche quand on a 13 ans et qui nous rend instantanément bêtes?»
Élise Gravel a écrit et illustré une vingtaine d’albums jeunesse. La jeune auteure use d’un humour mordant pour exprimer ses vues et éveiller le sens critique de ses jeunes lecteurs. Elise a remporté le prix du Gouverneur Général en 2012 dans la catégorie illustrations pour son livre La clé à molette.
 
Tout le monde sait que je ne lis jamais de bandes dessinées et que je ne lis jamais de littérature jeunesse, c'est donc dire que j'étais mauvais public pour ce livre!  Mais comme c'est plutôt sous la forme d'un journal intime très bien illustré, j'ai pris beaucoup de plaisir à connaître Jessie Elliot, une jeune ado très angoissée par le fait qu'elle quitte l'école primaire pour l'école secondaire.  À 13 ans, on quitte l'enfance, c'est bien trop vrai!  J'ai peu de souvenirs de cette époque, mais cette jeune fille se préoccupe tellement à savoir ce qui est cool et ce qui ne l'est pas qu'elle en sera marquée pour la vie!  Élise Gravel insiste beaucoup sur le fait que fumer n'est pas cool du tout, j'adore!  Il y a donc certains messages qui passent à travers les gens que croise Jessie.  Le début de l'adolescence, c'est aussi le meilleur moment pour nous faire croire n'importe quoi.  Le passage sur la combustion spontanée dans la section faits vécus inexpliqués m'a beaucoup amusée. 
 
Dans ce gros journal, Jessie nous parle donc de son environnement, ses amis, ses loisirs, ses amours, ses craintes, ses goûts... tout ce qui constitue le quotidien d'une jeune fille tout à fait normale.  D'ailleurs, c'est le message principal du livre, quoi qu'il arrive dans cette nouvelle école, elle devra rester elle-même parce que c'est vraiment cela qui est cool dans la vie!
 
Un excellent album/journal/BD pour désamorcer la transition vers une nouvelle page d'histoire dans le livre de vos jeunes ados.
 
11 ans et +
ISBN: 978-1-4431-3867-3

jeudi 13 novembre 2014

Bouffe style Blake, Blake Mackay.

Blake aime la bouffe, les amis et la famille, et que tout ce beau monde se retrouve autour d’une belle table. S’il apprécie les recettes aux saveurs recherchées, il leur préférera toujours une cuisine simple et authentique. Une cuisine comme un prétexte pour partager des moments de vie avec ceux qu’il aime.

 C’est ça, la bouffe style Blake.    

C'est en regardant une émission de Josée di Stasio l'an dernier que j'ai découvert Blake Mackay.  J'ai eu le coup de foudre pour ce cuisinier qui avait l'air de plus s'amuser qu'exercer son métier... accent sexy en prime! Avec L O V E tatoué sur une main, le chef nous propose  des  recettes faciles, des mélanges d'épices auxquels je n'aurais jamais pensé (comme des épices pour les fruits et les cocktails!) et des photos originales qui ne montrent pas que des plats cuisinés.  Celles-ci suggèrent plutôt le bien-être, la variété, la rigolade et la bonne bouffe entre amis et en famille.  Regroupé en 10 thèmes, chaque chapitre présente cocktails, entrées, plats principaux, desserts et petits extras...  Voici quelques exemples des thèmes proposés:

La fête d'enfants ou le prétexte pour manger avec les mains
Le vendredi soir ou le prétexte pour une bonne piz'
Un après-midi au lac ou le prétexte pour manger en maillot
Le rush ou le prétexte pour apporter son lunch
Le 5 à huîtres ou le prétexte pour étirer la soirée

Quelques photos (excusez ma main, impossible de faire tenir le livre ouvert!)
 

Mettre les légumes sur les trempettes, quelle bonne idée pour les enfants!
 
 
Où trouve-t-on ces serviettes de table?!

 
Coup de cœur pour cette vaisselle... et le vin aussi!

Je n'ai pas encore testé les recettes, mais mon mélange d'épices (piments broyés, origan séché, cannelle, graines de moutardes, poivre et curcuma) est prêt pour ses spaghettis caccio e pepe dans sa section "retour de voyage" mais qui pour moi seront cuisinés demain, vendredi soir!  Voilà, c'est cela le plaisir de cuisinier, on mélange tout et on s'amuse!

Un beau livre de recettes qui colle parfaitement avec moi, simple et facile!  Pas de mijotés, mais on y mange frais, santé et toujours accompagné d'un bon petit verre tout en laissant le vin de côté la plupart du temps.  N'est-ce pas rafraîchissant tout cela? 

Hurtubise
ISBN: 978-2-89723-467-6   

mercredi 12 novembre 2014

La minute fi-fille...

... en rose!
 
Je ne me rappelle plus sur quel blog j'ai vu cela, mais en honneur du cancer du sein, les filles portent des vernis roses le mercredi.  Je me joins donc à elles (des inconnues, on s'en fou, c'est pour la cause!)
 
Difficile de faire des photos aujourd'hui car je crois qu'il fait plus noir que dans une tombe et il n'est que 12h50!
 
Voilà donc Ate my berries in the Canaries et My voice is a little norse d'OPI en accent qui brille dans la vraie vie...
 

 
Maintenant, je vais aller faire la morte sur le divan le temps que ça sèche...

mardi 11 novembre 2014

Wildwood, Johanne Seymour.

1968…

Michelle a seize ans et n'a qu'une idée en tête : quitter l'adolescence qui lui pourrit la vie. Elle rêve de connaître l'amour dans les bras d'un lifeguard lors des vacances familiales à Wildwood. Mais le monde autour d'elle est en révolution. Et cet été sur la plage, en compagnie de ses amis américains, elle connaîtra l'amour en même temps que les ravages de la guerre du Vietnam.

La découverte du cadavre d'une femme sous la promenade qui longe la mer lui fera comprendre que la violence a des ramifications profondes. Que l'amour n'a rien à voir avec les films à l'eau de rose dont elle s'abreuve. Car il y a l'amour des hommes et la violence des hommes. Et, surtout, il y a les hommes victimes d'une violence qu'ils s'imposent au nom de la liberté, de la justice et de l'équilibre économique.

Cet été de 1968, ce n'est pas son adolescence que Michelle va laisser derrière elle, c'est son innocence.
 
"Épuisée, je finis par m'endormir en songeant qu'un peu plus, chaque jour, Wildwood perd de sa magie." (p.85)
 
Je n'avais pas 16 ans en 1968 et je n'ai pas connu les désastres de la guerre du Vietnam, mais comme Michelle à cet âge, je rêvais qu'un lifeguard vienne me secourir... à la piscine municipale du coin!  Il s'appelait Bob, il avait les yeux bleus... passons.
 
Michelle, elle, a réussi son pari. Tom l'a remarquée et dans les trois semaines qu'elle passera à Wildwood, elle vivra son premier grand amour.  C'est beau, c'est romantique! Jusqu'ici tout va bien.  Mais Tom n'est pas au meilleur de sa forme.  Les jeunes hommes vivant à cette époque se divisaient en deux groupes; ceux qui attendaient d'être appelés au combat dans cette guerre insensée et ceux qui avaient été là-bas et qui en revenaient avec des traumatismes psychologiques importants.  Dans les deux cas, la fille était perdante...  Mais Michelle s'obstine à vouloir apporter un peu de réconfort à Tom jusqu'au jour où elle est témoin d'un meurtre sur la plage.  À partir de cet incident, elle perd rapidement son innocence d'adolescente rêveuse!  Interrogée par la police, elle finit par découvrir qui elle a vu se cacher sur la plage le soir de l'incident. Immédiatement, elle voit sa vie basculer complètement et puisqu'elle avait déjà perdu le faible lien qui la reliait à son père, la solitude pèse maintenant très lourd dans le cœur de la jeune femme.  Que s'est-il passé? Qui a-t-elle vu?  Je vous laisse découvrir.  Johanne Seymour est une auteure de polars à succès et même si les amourettes d'adolescents viennent adoucir le drame, nous ne sommes pas en reste du côté de l'intrigue!  La fin donne froid dans le dos...
 
Wildwood est une destination soleil mythique des Etats-Unis.  Les plages, les casinos, le boardwalk et les manèges attirent encore une foule de touristes.  Lorsque ma maman vivait, mes parents aimaient s'y rendre une fois par année avec des amis.  En lisant ce roman, j'ai peut-être un peu mieux compris la magie de l'endroit.  Un jour, j'irai peut-être y faire un tour moi aussi, mais je vais oublier les lifeguards car moi, je n'ai plus 16 ans!
 
ISBN: 9782764810118

lundi 10 novembre 2014

La minute fi-fille...

...grisonne!
 

Aucun nettoyage effectué ici, la formule de Devon de Julep est parfait pour une nulle de l'application du vernis comme moi!  Cette teinte provient de ma Maven box d'octobre de Julep.
 
Julep le décrit ainsi:
 
Slate grey with fuchsia microshimmer
 
Je pense qu'ils ont oublié de mettre les micro-paillettes dans ma bouteille...
 

La vie sucrée de Juliette Gagnon - tome 2, Nathalie Roy.

Alors, F-X a-t-il répondu « Oui, je le veux » ?

Plusieurs mois après la surprenante scène finale du premier tome de La Vie sucrée de Juliette Gagnon, Juliette et ses amies, Marie-Pier et Clémence, sont de retour. Marie-Pier prend la maternité trop au sérieux. Clémence assume relativement bien son nouveau statut de divorcée mais aimerait retomber en amour. Quant à Juliette, ses histoires de cœur sont aussi compliquées que sa carrière de photographe. Au travail, elle se retrouvera dans des situations abracadabrantes, que ce soit lors d'une manif étudiante ou dans un club de danseurs nus !

Comme sa mère, Charlotte Lavigne, Juliette savoure chaque moment avec une intensité peu commune. Cette fois-ci, sa vie amoureuse prendra-t-elle un tournant plus sérieux ? F-X en fera-t-il partie ?

Ah! Juliette, tu m'avais manqué!!!  Tes grosses gaffes, ton charme, ta langue que tu ne peux tenir et ton envie inépuisable d'amour... et de sexe!!!  Tu n'as pas changée d'une miette.  Tu es toujours aussi pétillante et game de faire des choses dans laquelle je n'oserais jamais m'aventurer... Comme t'égratigner le dos sur un arbre, mesurer la taille des engins des employés d'un club de danseurs nus, te retrouver seule dans le Vieux-Québec quand la police est occupée à gérer des manifestants ailleurs, mettre du maquillage pour enfant sur un bébé de 4 mois, laisser brûler le caramel sur ta cuisinière... Ce ne sont que quelques exemples de ton quotidien qui ne manque jamais de piquant!  Impossible de te laisser tomber sur le divan, j'ai dû me rendre au bout de ton histoire. Tu ne me laisses jamais une minute de répit pour vaquer à mes propres occupations... Mais je ne t'en veux pas, car c'est pour cela que je t'aime toi et ta famille.  Moi aussi j'ai de la peine pour ton oncle Ugo et moi aussi je m'ennuie de tes parents éloignés.  Tu sais, le jour où ta maman (Charlotte) est entrée dans ma vie, je ne savais pas que je m'y attacherais autant.  Vous comptez beaucoup pour moi maintenant et comme pour ta nonna, je m'inquiète pour toi...  D'ailleurs, je trouve que tu m'as laissée sur note plutôt stressante... Dépêche-toi de revenir car j'ai hâte de voir comment tu t'en aies sortie cette fois-ci!!!
 
 
Quand la fiction devient presqu'une réalité... Le pouvoir d'une auteure fantastique!

Libre Expression
ISBN: 9782764809907

En ce moment, je lis...



Responsable de la section des crimes majeurs en l’absence de son supérieur, le sergent-détective Victor Lessard se voit confier la mission d’enquêter sur la mort d’un haut gradé du SPVM dont on a retrouvé la tête dans un conteneur à déchets. Formé du jeune Loïc Blouin-Dubois, de l’inimitable Jacinthe Taillon et de Nadja Fernandez, avec qui Victor partage sa vie, le groupe d’enquête qu’il dirige doit faire vite, car l’assassin a laissé un message qui annonce de nouvelles victimes. Confronté à un tueur particulièrement retors, qui peint de lugubres graffitis sur le lieu de ses meurtres et évoque un curieux personnage surnommé le « père Noël », pressé d’obtenir des résultats rapides par sa hiérarchie sans pour autant recevoir l’appui nécessaire, Victor Lessard s’entête envers et contre tout à résoudre « l’affaire du Graffiteur », dédale inextricable d’une noirceur absolue qui ravivera les meurtrissures de son âme, ébranlera ses convictions les plus profondes et le mènera au bord du gouffre.
 

C'est lundi, que lisez-vous?

Le rendez-vous est chez Galleane à chaque lundi, il suffit de répondre à ces 3 questions:
 
On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :

1. Qu'ai-je lu la semaine passée ?

2. Que suis-je en train de lire en ce moment?

3. Que vais-je lire ensuite ?
 
 
La semaine passée, j'ai lu:
 

 
 
 (Billet à venir)




 

(Billet à venir)
 
Ce que je lis présentement:


 
Ce que je lirai ensuite:

Ça, c'est un mystère pour l'instant...!

Et vous, que lisez-vous?